Daniel Gagnon M.A. orthopédagogueLa méthode Richaudeau et la lecture Éclair
Pour l'essentiel ces approches sont basées sur l'utilisation d'un tachistoscope.
J'ai déjà écrit deux articles sur cet instrument.
L'appareil
L'entraînement
Si vous désirez vous entraîner à la lecture rapide avec un tachistoscope, voici une adresse où vous pouvez vous en utiliser un gratuitement. Le seul hic, c'est qu'il est en anglais. Mais ce n'est pas très compliqué à faire fonctionner et vous pouvez y copier/coller vos propres textes. Beaucoup de plaisir: cliquez ici.
Ma page Facebook
Pour des commentaires plus personnels suivez ma page Facebook. Aujourd'hui, j'y réfère un site qui parle d'une expérience intéressante pour répandre les livres en Afrique à moindre coût.
Prochainement je vous parle de la Lecture Éclair dont le marketing par affiliation parfois agressif couvre le net.
Formations terminées à la BCEAO au Sénégal
Voilà ma mission au Sénégal est maintenant terminée. Les échos sont très positifs. Les responsables que j'ai formés parlent d'étendre la formation à d'autres membres du personnel. Un retour dans ce magnifique pays est donc possible.
Les gens sont pauvres au Sénégal. Il y a beaucoup de sollicitations. J'ai été victime de pickpocket l'année passée. J'ai trouvé quelquefois qu'on frôlait de trop proche mes poches, mais jamais je ne me suis senti menacé. Les gens ici sont superbement gentils. C'est un pays épargné par la violence. Et de plus, c'est un pays démocratique avec la liberté de presse. J'adore ce pays.
Je m'en vais visiter la ville historique de Saint-Louis à la frontière du Sahara. Une ville coloniale qui n'a pas changé depuis 100 ans alors qu'elle a perdu son titre de capitale au profit de Dakar. Les Français et les Américains choisissent souvent cette ville comme décor cinématographique. On y trouve un des plus beaux parcs naturels au monde. Je vous en reparle.




De retour au Sénégal
Mes associés africains, CEDEVCO Afric, des gens très dynamiques qui ont un réseau de contacts étendu à toute l'Afrique francophone et anglophone viennent d'obtenir un important contrat avec la Banque Centrale des Pays de l'Afrique de l'Ouest, la BCEAO.
Je dois donner plusieurs jours de formation aux cadres de cette institution dans les semaines à venir. Je pars donc pour Dakar ce samedi 26 juin et je serai de retour au début août.
Un bel été à vous tous.

C'est parti...
Logiciel de lecture rapide
Depuis le temps que je travaille sur ce projet, c'est enfin parti. Le contrat vient d'être signé avec iXmedia pour la mise en production de mon logiciel de lecture rapide qui s'adresse aux écoles, plus précisément aux élèves de 12 à 18 ans. Une version bêta devrait être prête à la mi-août et sera mise à l'épreuve par des étudiants d'une école d'un programme d'études internationales de mon quartier. Je vous en reparle.
Commentaires des participants français
Commentaires exprimés sur leur fiche d'évaluation:
Voici ce qu'ils ont répondu à la question: Sur un échelle de 10 (avec enthousiasme) à 1 (jamais en cent ans) recommanderiez-vous ce cours ? Pourquoi ?
Oui, simple à mettre en place, technique très efficace.
Oui. «Très opérationnel».
10
8. Il apporte des méthodes très concrètes même s’il faut s’entraîner et privilégie l’efficacité.
10. Efficacité, résultats, enrichissement.
10, car utile à tous dans doutes les situations : études, travail, lecture pour le plaisir.
7, efficace.
10, car ça ouvre des possibilités dans tous les champs de lecture et d’apprentissage.
10. Cours très utile et amusant.
10, simple et efficace, très pratique.
10. Un outil indispensable pour le travail, pour la culture, pour l’être.
8, je connais beaucoup de gens à qui ça pourrait être utile.
8. Gain de temps énorme avec autorisation d’écrémer, de sauter.
10, dans le milieu où je suis on est submergé de papier à lire et c’est (illisible).
8. Bel équilibre entre théorie et pratique.
Oui, parce qu’il est pratique, plein de bons sens, efficace.
10. Parce que cette journée permet de prendre conscience de techniques très SIMPLES pour lire + rapidement.
10. Ça fonctionne.
8 Très instructif – Autre façon de lire et d’apprendre.
10. Il donne des outils très forts.
8. En une journée, une nouvelle approche de la lecture.
8 et pas 10 parce que c’est une formation fatigante !
9, l’ambiance, les échanges et l’outil très pertinent.
10, propose des outils concrets pour améliorer la lecture, la rendre efficace.
10. On devrait l’enseigner à tous les lycéens et étudiants.
10. Clair – efficace – déstressant.
10. Découverte – début d’un beau chemin.
10, parce qu’il met l’accent sur la compréhension et le plaisir en ne s’embarrassant pas des détails.
9. Pour le plaisir et l’efficacité de la méthode. Pour sa simplicité.
8. Nouvelle forme d’apprentissage ici bien sûr la lecture.
7, donne de bonnes techniques.
10. sa rentabilité immédiate en premier lieu, ses retombées en terme d’ouverture vers d’autres champs à développer (la présentation de texte par exemple).
10. Très pratique et opérationnel (Pas de bla-bla… =:)
Succès inespéré d'un entrepreneur québécois en sol parisien
On lui demande de former des formateurs français à son approche de la lecture rapide
COMMUNIQUÉ
Québec, 7 mai 2010 - M. Daniel Gagnon orthopédagogue, qui a développé et donne au Québec depuis 13 ans un séminaire de lecture rapide destiné principalement aux professionnels qui ont beaucoup à lire, revient de Paris où il a reçu un accueil exceptionnel. Les Français ont été conquis par sa personnalité et ont apprécié son approche pragmatique axée sur les exercices plutôt que sur la théorie et qui apporte des résultats concrets immédiatement. Ainsi, à la question « Qu'avez-vous aimé le plus ? », les participants ont notamment répondu : «Le professionnalisme de Daniel et ses qualités relationnelles.» «Simple et efficace, très pratique.»
En plus d'afficher complet deux semaines à l'avance, les participants ont manifesté un enthousiasme contagieux qui a forcé une supplémentaire. «Initialement, il ne devait y avoir qu'une formation le 16 avril, mais le premier cours a généré une forte demande au point qu’un deuxième cours programmé le 29 avril s'est rempli en moins de deux semaines» de dire M. Gagnon. Finalement, trois nouvelles formations de lecture rapide seront données à Paris les 22, 25 et 27 novembre 2010.
L’enthousiasme des participants a amené Frédéric Le Bihan, responsable de l’École Française d’Heuristique (ÉFH) et spécialiste du mind mapping, à demander à M. Gagnon d'accréditer des formateurs français à son approche de la lecture rapide. «Il y a 67 millions de Français, m'a t’il dit, tu ne pourras les former tous toi-même.» Déjà six formateurs de l'EFH ont indiqué vouloir recevoir l’accréditation de M. Gagnon afin de tirer profit de son expertise unique et de sa crédibilité. « Il s’agit de leur enseigner les fondements de mon séminaire de même que de leur faire comprendre mon cheminement. » Ce cours pour formateurs sera offert à Paris en avril 2011.
Cette aventure parisienne, initié au printemps 2009, a banalement commencé par la simple annonce sur le blogue de M. Gagnon d'un «Séminaire de lecture rapide à Paris en avril 2010». L'annonce ne mentionnait ni date ni lieu précis, elle était suivie de la mention «Préinscription sans engagement» et d'un texte sur «l'approche américaine» de M. Gagnon. Au mois de septembre, ayant déjà 10 préinscriptions, M. Gagnon s'est mis à la recherche d'un local. Un collaborateur, M. Pierre Pilon, l’a mis en contact avec l'École Française d'Heuristique. «L'entente avec Frédéric de l'ÉFH fut immédiate. Il me proposait un local, la prise en charge des inscriptions et des formalités avec l'État français, ainsi que l'inscription du cours à leur catalogue», de raconter M. Gagnon
Les participants français qui ont suivi le cours de lecture rapide se sont aussi montrés très intéressés par le cours sur la mémoire que M. Gagnon a développé et donne en collaboration avec M. Pilon. M. Gagnon veut valider avec l'ÉFH la programmation d’une date pour ce cours sur la mémoire.
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Références :
Daniel Gagnon M.A.
Orthopédagogue
418-649-1359
Informations supplémentaires : Site de l’ÉFH et vidéo de DG
Supplémentaire complète
La supplémentaire du jeudi 29 avril à Paris est maintenant complète.
Les prochaines formations sont prévues à l'automne en novembre.
Commentaire d'un participant français
M. Sébastien Dumas a aimablement commenté sa participation à mon séminaire de lecture rapide sur son blogue que je vous invite à lire.
La lecture rapide : vidéo de l'École Française d'Heuristique
Supplémentaire à Paris
Voici le communiqué de l'ÉFH :
Exceptionnel : le 29 avril 2010, découvrez la lecture rapide avec Daniel Gagnon !
Nous vous avons proposé en exclusivité une 1ère session de formation à la Lecture Rapide le 16 avril. Face au succès de la formation, et profitant de la présence exceptionnelle de Daniel Gagnon en France, nous avons décidé d'ouvrir une 2ème session, qui se déroulera le 29 avril prochain.
Objectif :
Apprendre à lire beaucoup plus vite et efficacement grâce à la méthode éclectique mise au point par un spécialiste de la lecture qui s’est intéressé depuis plus de 35 ans à toutes les approches de lecture rapide connues pour ne conserver que ce qui fonctionne et éliminer les techniques aux prétentions non fondées.
Nouvelle date à Paris !
L'accueil est très bon. L'intérêt ne se dément pas. Tellement, que nous avons ajouté une nouvelle date. Prochaine formation, le jeudi 29 avril, toujours à l'EFH.
PARIS, c'est complet
Non seulement le séminaire du 16 avril à Paris affiche complet, mais il y a une liste d'attente.
D'après les gens de l'EFH, il est exceptionnel qu'une première formation obtienne un tel succès. Il faudra prévoir plusieurs dates pour cet automne, car le bouche à oreille ne fait que commencer. Voici un mot de Jocelyn Pinet (celui qui fait le premier commentaire sur ma page d'accueil) « ... Je suis toujours cité en référence sur ton site et je dis encore, après toutes ces années, que ton cours fut le meilleur investissement professionnel que j'ai fait. ...si tu offres des cours à Paris, j'y habite à mi-temps et je serais heureux de te référer collègues et clients. »
Bienvenue à Mme Josephte Gagnon
C'est avec une joie immense que Formations Eurêka Inc. dispensateur des Séminaires de lecture rapide Daniel Gagnon et de l'Atelier Mémoire Plus annonce que Mme Josephte Gagnon s'est adjointe à M. Daniel Gagnon à titre de responsable des communications.
Détentrice d'un baccalauréat en communications de l'Université Laval, Josephte Gagnon a œuvré principalement dans le milieu des institutions publiques et de l’économie sociale. Reconnu pour la cohérence de son approche en communication et son aisance dans la collaboration avec tous les types de clientèle, Mme Gagnon mettra son expertise à promouvoir l'approche de qualité reconnue internationalement de Formations Eurêka Inc.
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Excellence et qualité reconnues
La société SOFEDUC, organisme aux normes de qualité internationales, qui se consacre à la « reconnaissance de la qualité des activités d'éducation et de formation continue non créditées » vient à nouveau de reconnaître l'excellence des cours que j'offre.
Voici un extrait de leur lettre d'accréditation :
En vous accordant cet agrément, nous tenons à souligner la grande qualité des activités de formation continue que vous offrez avec beaucoup de rigueur et de qualité. Nous avons particulièrement apprécié l’importance que vous accordiez au principe de l’amélioration continue (La norme de qualité numéro 9) au produit que vous offriez. Les demandes de service qui proviennent désormais de l’extérieur comme la France et la francophonie nord-africaine confirment bel et bien, que l’amélioration continue porte fruit si la norme est comprise dans son esprit tel est votre cas.
Bienvenue aux lecteurs de Vincent Delourmel
Pour commencer, un gros merci à Vincent Delourmel de me référer ainsi.
Pour ceux qui ne connaissent pas M. Delourmel, il offre sur Internet un excellent cours sur la mémoire, que je vous recommande. Je ne suis pas un affilié et je ne reçois pas de ristourne pour cette recommandation. C'est tout simplement que nous apprécions mutuellement notre rigueur professionnelle.
M. Delourmel a publié récemment l'article suivant: Quelques vérités sur la lecture rapide. Je lui ai écrit pour réagir à son article, en retour il m'a référé à ses lecteurs. Vous trouverez dans ce blogue plusieurs chroniques traitant du même sujet, je vous recommande principalement les suivantes:
Sur la sous-vocalisation, j'ai écrit trois chroniques, le dernier parle davantage de la reconnaissance des mots vs la rétention:
Définition
La diminuer
L'éliminer complètement
Sur les limites de l'entraînement de l'oeil, j'ai écrit deux chroniques sur le tachistoscope. La méthode Richaudeau et la lecture Éclair accordent beaucoup d'importance à ce type d'instrument:
Première partie
Seconde partie
Finalement, dans le menu à droite, vous trouverez à la 3e ligne mon article Dix mythes sur la mémoire.
Psst : Je donne aussi un cours sur Paris le 16 avril, pour en savoir plus.
Prochaine chronique: Pourquoi la lecture rapide favorise la concentration et la rétention.
Speed Reading 4 Kids, ce que j’en pense…
(Attention : je n’approuve pas cette approche)
Genius Reading offre un cours pour enfant. Le promoteur de cette approche, Ed Strachar, a toutes les allures d’un escroc et prétend faussement que la Us Air Force le soutient.
Au contraire, le promoteur de Speed Reading 4 Kids, George Stancliffe, est un gars très simple qui semble croire sincèrement à son approche.
Il vend son kit de lecture rapide à un prix raisonnable et le tout a une présentation de joyeux amateur sans prétention. Ce n’est pas une formidable machine de marketing comme la photolecture ou la lecture éclair.
Sa théorie est très simple. Lorsque l’on regarde un arbre, on ne le regarde pas feuille à feuille, on regarde l’ensemble de l’arbre. Selon lui, il devrait en être de même en lecture. On devrait regarder les pages d’un livre globalement et non mot à mot. En se faisant, l’hémisphère droit de notre cerveau transformera le contenu des pages en image qui défileront dans notre cerveau comme un film d’action, s’il s’agit d’un contenu ludique et comme un documentaire, s’il s’agit d’un contenu informatif.
L’entraînement est aussi très simple. Les enfants sont invités à parcourir les pages d’un livre au rythme de trois secondes par page. Il les aide à maintenir le rythme en frappant la table toutes les trois secondes.
Dans la vidéo qui illustre son approche, on le voit en temps réel avec des enfants de 7 à 16 ans. Il est allongé sur sa chaise (évaché comme on dit par chez nous) et leur distribue des bonbons après chaque exercice. Ce qui n’est pas éthique et donne une image troublante.
Après chaque exercice, il leur demande ce qu’ils ont compris. «Tout», de dire une petite fille à l’avant, «20 %», d’ajouter une plus vieille et «RIEN !» de dire éberlué un jeune garçon d’à peu près 10 ans.
Il reprend l’exercice. Et on voit la petite fille, qui dit tout comprendre, tourner deux, trois pages, parfois plus, à chaque coup sur la table. Elle va jusqu’à lire deux livres lors d’exercice qui ne dépasse pas trois minutes. Pour finalement affirmer qu’elle a tout compris.
Au fur et à mesure que l’heure avance, les enfants dans l’ensemble disent augmenter leur pourcentage de rétention. Sauf le petit garçon qui après chaque exercice, toujours totalement éberlué, affirme n’avoir rien compris.
Finalement à la toute fin, par un effet de mimétisme évident, le petit garçon finit par se joindre au groupe et dire avoir compris 60 % de ce qu’il a lu. Bien entendu, aucun d’entre eux n’est réellement testé, même par de simples questions orales.
On croit rêver. Est-ce que cela ne serait pas formidable de lire ainsi ? Lire serait comme aller au cinéma à 10 fois notre vitesse de lecture normale. La connaissance s’absorberait comme un buvard.
Malheureusement, le monsieur n’a que des anecdotes à nous offrir pour soutenir la validité de son approche. Je peux vous dire que si un jour, je réussis à lire de cette façon et que je réussis à enseigner aussi facilement ma méthode, je vais être multimilliardaire et que nos écoles vont être complètement chambardées. Vous allez me voir faire des démonstrations avec beaucoup d’enfants autour de moi et nous allons nous soumettre à toutes les questions.
Pour l’instant, continuons à rêver.
Kim Peek est décédé
Les mots de recherche qui m'amènent le plus de visiteurs après « lecture rapide » et « mémoire » sont « Kim Peek ».
Kim Peek est décédé la semaine dernière d'une crise cardiaque. Des panégyriques publiés dans la presse, le plus intéressant est celui du New York Times.
J'en ai traduit un court extrait :
“Il était le Mont Everest de la mémoire, » a dit de lui le Dr. Darold A. Treffert, un expert du syndrome du savant qui connaissait M. Peek depuis 20 ans.M. Peek a mémorisé tant de pièces shakespeariennes et de compositions musicales et était un tel partisan de l'exactitude, a dit son père, qu'ils ont dû cesser d'assister à des spectacles parce qu'il se levait et corrigeait les acteurs ou les musiciens.
« Il pouvait se lever et dire : « Attendez un peu ! Le trombone est deux notes à côté » de dire Fran Peek."
Et voici un film complet sur lui:
Éliminer totalement la sous-vocalisation ?
(Suite des deux chroniques précédentes sur la sous-vocalisation)
Peut-on éliminer complètement toute forme de sous-vocalisation en lecture rapide ?
La réponse est simple : NON !
Pourquoi ?
C’est une question d’intégration cognitive. Notre cerveau ne peut pas intégrer les informations à la vitesse de perception de notre œil, qui est phénoménale.
Quand nous voyons un mot connu, nous le reconnaissons globalement. Pour cela, nous utilisons notre mémoire lexicale qui reconnaît la forme du mot, sans qu’il soit nécessaire de décoder le mot, c’est-à-dire de le lire syllabe par syllabe. Ce qui permet de reconnaître les mots rapidement. Et comme la vitesse de perception de notre œil est considérable, un mot exposé aussi rapidement qu’un cinq centième (1/500e) de seconde peut être reconnu. Si vous lisiez à cette vitesse, vous liriez 100 pages à la minute, cela vous prendrait 20 minutes pour lire Guerre et Paix, soit la même vitesse que Woody Allen*.
Avec un peu d’entraînement, les meilleurs peuvent reconnaître un mot présenté à cette vitesse grâce à leur mémoire de la forme du mot, la mémoire lexicale. Le mot reconnu est nommé permettant ainsi à la mémoire sémantique d'en reconnaître le sens. Mais si le mot est aussitôt suivi d’un autre mot à la même vitesse, les mémoires lexicales et sémantiques n’auront pas le temps de s’activer.
Si vous n’êtes pas capable de nommer le mot, vous ne serez pas capable d'en donner le sens. C’est pourquoi la limite de vitesse en lecture rapide est reliée à notre vitesse de reconnaissance des mots sémantiquement et non visuellement.
Au-delà d’une certaine vitesse, les liens sémantiques, c’est-à-dire la compréhension, ne se font pas. Les gens qui prétendent lire à des vitesses supérieures à 1000 m/m le font au détriment de la rétention et de la compréhension, les études sérieuses le démontrent. Et leurs explications, voulant que l’inconscient ait la capacité de retenir l’information et de la redonner intuitivement, ou voulant que le cerveau ait la capacité de reconstruire en idée, en image et en émotions les phrases d’un texte, sont de la pseudoscience.
Prochaine chronique : Ceux qui disent que lire c’est comme regarder un arbre, on ne le regarde pas feuille par feuille, on regarde l’ensemble de l’arbre, et que nous devrions donc lire en regardant la page et non les mots et qu’avec le temps notre cerveau verra le contenu se déroulant en images, comme un film…
*« J’ai pris un cours de lecture rapide et j’ai pu lire “Guerre et Paix” en vingt minutes. Ça parle de la Russie. »
Woody Allen
Barreau du Québec
Lecture rapide 7 heures
Reconnue dans le cadre d'une demande de formation structurée en milieu de travail ou demande individuelle présentée par un membre.

(Suite de la chronique précédente)
Comment se défaire de la sous-oralisation.
Pour éviter la sous-oralisation, c’est-à-dire lire silencieusement dans sa tête comme si on lisait à haute voix pour le bénéfice de quelqu’un d’autre, c’est très simple : il s’agit d’arrêter d’essayer de faire une belle lecture et de se mettre à lire le plus vite qu’on peut, en marmonnant.
En lecture rapide, on ne dit pas dans sa tête : Le sé-mi-nai-re de lec-tu-re –ra-pi-de Da-ni-el Ga-gnon. On dit : le Sé’inair de le’ur ra’id Da’iel Gaion. On marmonne dans sa tête, et il n’y a pas personne qui va vous dire : «ARTICULE QUAND TU LIS !» puisque c’est dans votre tête.
Dans mon cours, je fais une démonstration de lecture rapide en lisant à haute voix une petite comptine. Je commence par la lire normalement, puis je la lis une deuxième fois, le plus rapidement que je peux. En faisant cela, « j’avale » un certain nombre de consonnes. Finalement, on revient au sens phonétique de vocaliser, on change les consonnes en voyelles pour aller plus vite.
Lire rapidement, c'est comme se mettre à parler très rapidement, sans se préoccuper de l'articulation qui n'a pas d'importance puisque nous n'avons pas d'interlocuteur. Il faut lire tous les mots, mais en ne disant dans sa tête que quelques voyelles par mot. Donc, pour éviter la sous-oralisation, il faut… sous-vocaliser !
Prochaine chronique: Peut-on éliminer complètement toute forme de sous-vocalisation en lecture rapide ?
Oraliser, vocaliser, subvocaliser, sous-oraliser, sous-vocaliser, ne pas sous-vocaliser ?
(Je réponds ici à une question pointue de terminologie et à la préoccupation qu’ont beaucoup de personnes d’éviter toute sous-vocalisation en lecture puisque c’est ce qu’on recommande de façon plutôt confuse dans certaines livres de lecture rapide.)
Si vous cherchez « vocaliser » ou « vocalisation » dans le dictionnaire, vous apprendrez qu’il s’agit de faire des vocalises, c’est-à-dire de ne chanter que des voyelles : ah aH AH HA Ha ha.
En phonétique, le mot « vocaliser » décrit le phénomène linguiste de transformation des consonnes en voyelles.
En pédagogie de l’enseignement de la lecture, le mot a un sens supplémentaire, il est parfois utiliser pour désigner la lecture à voix haute d’un texte, bien que « oraliser » soit le mot juste. Dans ma courte recherche, je n’ai trouvé qu’un dictionnaire en ligne qui donne au verbe « vocaliser » le sens de « rendre audible un texte écrit » et c’est utilisé pour décrire la nouvelle réalité des synthétiseurs vocaux.
Dans l’enseignement de la lecture le mot est utilisé davantage avec le préfixe sub, pour décrire la lecture à voix basse, en chuchotant. Lorsqu'il y a subvocalisation, les mots ne sont pas articuler, parfois un léger« hum » est émis ; dans ce cas, comme le définit la linguistique, le lecteur ne semble dire que les voyelles.
La subvocalisation est une étape importante de l’apprentissage de la lecture, elle survient habituellement lors de la deuxième année d’apprentissage et elle précède l'étape de la lecture silencieuse. La lecture avec mouvement des lèvres est de la subvocalisation.
En lecture rapide, j’utilise le terme de sous-oralisation pour décrire le phénomène des gens qui, lorsqu'ils lisent silencieusement, lisent comme s’il faisait une belle lecture à haute voix pour un auditeur imaginaire, c’est-à-dire en articulant avec soin chaque syllabe, en respectant les pauses et les intonations associées à la ponctuation.
La sous-oralisation est un gros obstacle à la lecture rapide. Si vous lisez de cette façon, vous ne pouvez lire qu’à la vitesse de la conversation, soit entre 150 et 200 mots/minute. C'est ordinairement vers la troisième ou la quatrième année, que les élèves dépassent cette étape en commençant à lire silencieusement plus vite qu'oralement. Si vous lisez de cette façon, vous êtes un lecteur bloqué au niveau de la troisième année.... Je ne veux pas vous crier des noms, mais les expressions utilisées pour décrire ce type de lecteurs sont « lecteurs débutants » ou « apprenti-lecteur ».
De plus, les gens qui lisent de cette façon y sont souvent très attachés. Il faut les comprendre, ils lisent de cette façon depuis très longtemps. Pour eux, il n’y a pas d’autre façon de lire.
J’ai même parfois des participants qui me disent que lorsqu’ils ne comprennent pas, ils choisissent de relire le texte à voix haute. C’est à mon avis la meilleure façon de ne pas comprendre. Personnellement lorsque je lis à haute voix, j’ai une très mauvaise compréhension : je suis tellement concentré sur la bonne articulation, sur le respect de la ponctuation que j’en oublie de porter attention au sens du texte. Si vous ne comprenez pas un texte, la recherche du sens par l’utilisation du contexte est une bien meilleure technique que la lecture à haute voix.
Prochaine chronique : Comment se défaire de la sous-oralisation.
Plagiat !
Je n'endosse pas la photolecture. Je dénonce même cette méthode attrape-nigauds (j'ai été l'un des nigauds a avoir payé pour suivre cette méthode) dans plusieurs chroniques.
Mais voici qu'on plagie une de mes chroniques pour en faire la promotion sous un avatar appelé phosphénisme...
Si vous croyez à cette supercherie, il existe une étude sérieuse qui a complètement démoli les prétentions de cette méthode. Voir ma chronique sur le sujet: http://www.lecturerapide.info/2008/02/le_dernier_clou_dans_le_cercue.html
Voici l'article original: http://www.lecturerapide.info/2007/04/comment_lire_a_plus_de_25_000_1.html
Voici le plagiat (notez le commentaire de Karim) : http://www.phosphenisme.com/forum/viewtopic.php?p=8205&sid=eb259b19a25f75a037e2e29d0854fe1d
Recommandez-vous un livre sur la lecture rapide ?
Je ne recommande AUCUN livre sur la lecture rapide, même s’il y en a certains qui sont corrects.
Pourquoi ? Parce qu’ils sont trop souvent verbeux et laborieux à lire.
Voici un exemple, il s’agit d’un livre accessible gratuitement sur Internet. On y trouve quand même des informations intéressantes, mais vous devrez débroussailler le tout, car le livre est rempli de truismes, de formules ampoulées, d’exercices futiles, d’explications fausses et d’analogies boiteuses. Par exemple, l’auteur recommande de lire avec le doigt, ce qui est une bonne recommandation, mais voici comment il l’explique :
L’explication est simple : le doigt, jumelé à l’œil, crée un effet de dédoublement qui incite le cerveau à multiplier ses performances, à progresser sans qu’il soit vraiment nécessaire de forcer le rythme.(Attention : je n’endosse pas du tout ce livre.)Pensez à une barque. Avec un seul rameur, si puissant soit-il, elle avancera, peut-être même très vite. Ajoutez-en un deuxième : sa vitesse inéluctablement, doublera, ou peu s’en faut. (p. 27)
http://www.scribd.com/doc/16994610/Methode-De-Super-Lecture
Intelligence émotionnelle: mieux se connaître pour mieux réussir
C'est le titre temporaire du nouveau cours que je vais offrir dès octobre 2009.
Hier, j'ai donné ma grande première. Douze personnes ont participé à un cours pilote. C'était des DG d'entreprises de l'économie sociale. Comme m'a dit un de mes amis qui les connaît bien: « Des gens difficiles qui vont te dire ce qu'ils pensent ». Eh bien, ils ont été ravis. J'ai entendu plusieurs Aha !
J'ai vraiment du très bon matériel.
C'est un cours à l'image de mes autres cours: marqué par la rigueur, axé sur les résultats tangibles.
Je vais vous en reparler plus en détail dans les mois à venir.
Quel est la première caractéristique d'un entrepreneur ?
Vous pouvez lire sur ce site les 100 caractéristiques d'un entrepreneur.
Voici le début de cet article (vous trouverez plus bas la traduction):
A Complete List of 100 Attributes of People Who Start Companies: How You Can Be One of America’s Entrepreneurs.Here are one hundred characteristics and attributes of people who start companies—some born of experience, education or birth. Most can be learned by study and practice.
1. Speed reading. These days one needs to be able to read reports, white papers, newspapers, magazines, business literature and even blogs. If you are a reader that still sub-vocalizes each word, you just won’t be able to keep up. I think the will to read and the ability to read is paramount to your start up success.
(Traduction maison)
La liste complète des 100 attributs des gens qui lancent des compagnies: comment vous pouvez être un des entrepreneurs d'Amérique.Voici les 100 caractéristiques et attributs des gens qui démarrent des compagnies, quelques-uns proviennent de l'expérience ou de l'éducation, d'autres sont de naissance. La plupart peuvent être appris par l'étude ou la pratique.
1. La lecture rapide. De nos jours, on a besoin d'être capable de lire des rapports, des journaux, des magazines, des livres d'affaires et même des blogues comme celui-ci. Si vous êtes un lecteur qui sous-vocalisez encore chaque mot, vous ne pourrez tout simplement pas soutenir la cadence. Je crois que la volonté de lire et la capacité de lire sont prépondérantes pour démarrer avec succès.
Tel que vu dans le journal Les Affaires
" Les gestionnaires qui pratiquent la lecture rapide peuvent gagner jusqu'à cinq heures par semaine et retiennent davantage ce qu'ils ont lu. "

Voici le contenu intégral de l'article reproduit avec autorisation.
Les Affaires
Stratégies, samedi 3 janvier 2009, p. 19
Management
Le temps appartient à ceux qui lisent vite Les gestionnaires qui pratiquent la lecture rapide retiennent davantage des textes qu'ils ont lus.
Dominique Froment
La lecture rapide se trouve rarement dans le cursus de formation du parfait gestionnaire. Pourtant, ceux qui ont appris cette technique n'en reviennent pas de son efficacité. Si votre travail nécessite que vous lisiez des tonnes de documents, il n'est pas exagéré de dire que la lecture rapide pourrait vous faire gagner facilement quatre à cinq heures par semaine.
" La lecture rapide est une technique simple. Je me considère comme beaucoup plus efficace depuis que j'ai suivi le cours ", témoigne Luc Bernard, vice-président exécutif, service aux particuliers et aux PME, de la Banque Laurentienne.
M. Bernard, un client du Centre de lecture rapide (CLR), de Montréal, dit avoir multiplié par trois ou quatre sa vitesse de lecture, avec un taux de rétention de l'information de 95 %. Lire la même quantité de textes lui prend maintenant trois à cinq heures de moins par semaine. " Mais la technique n'est pas valable pour lire des rapports remplis de chiffres ", précise le banquier.
Pour établir le taux de rétention (ou de mémorisation), les formateurs font lire un texte d'environ 800 mots à leurs clients puis leur posent 10 questions pour mesurer ce qu'ils en ont retenu.
Un lecteur à vitesse normale lit environ 200 mots par minute. Après une formation de 26 heures réparties sur quatre jours au CLR, Serge Martin a fait passer sa vitesse de lecture de 250 à 750 mots par minute : " Ce cours est une des meilleures choses qui me soient arrivées sur le plan professionnel ", soutient le président des Grands Explorateurs qui fait aussi bénévolement la promotion des programmes de l'UNESCO sur le patrimoine mondial.
" Parfois, seulement 30 à 40 % du texte est important; la méthode nous apprend à ne pas perdre de temps avec le reste ", précise M. Martin, qui dit pouvoir appliquer cette méthode sans problème à la lecture sur écran d'ordinateur.
Rapide, mais pas trop tout de même
Carole Lemay a suivi le cours au CLR, mais elle n'a pas aimé. " J'ai trouvé ça... trop rapide; ça enlève tout le plaisir de lire ", a déclaré la présidente de Cité Boomers, de Longueuil, une entreprise qui gère un portail Web destiné aux baby-boomers.
Elle a ensuite suivi le cours des Séminaires de lecture rapide Daniel Gagnon, de Québec, qui utilise une autre approche, et elle l'a nettement préférée. Elle lit maintenant entre 600 et 700 mots par minute, alors que CLR lui proposait plus de 1000 mots par minute. " À cette vitesse, on perd l'âme de l'auteur; ce n'est plus intéressant, insiste la webéditrice, qui reçoit plus de 300 courriels par jour. La méthode de CLR est plus compliquée que celle de Daniel Gagnon, et il y a donc plus de risques d'abandonner en chemin. "
Car il n'y a pas que la vitesse qui compte. Michael Carpentier est doué : avant même d'avoir suivi un cours de lecture rapide, il lisait deux fois plus vite que la moyenne, soit 400 mots par minute. Après avoir suivi le cours de Daniel Gagnon, il est passé à plus de 650. " Avant de suivre le cours, mon taux de rétention était de 75 %, comparativement à plus de 90 % maintenant. Ça aussi, ça compte ! " lance l'associé principal de Zengo, une agence de stratégie et de positionnement Web de Québec.
" Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas plus de gestionnaires qui suivent un cours de lecture rapide. Cela devrait être offert dans les écoles de gestion ", pense M. Carpentier.
LES PROMESSES DES PROFESSEURS
Cours. Débourser quelques centaines de dollars pour économiser jusqu'à cinq heures par semaine.
Raymond-Louis Laquerre, pdg du Centre de lecture rapide, de Montréal, prétend pouvoir augmenter la vitesse de lecture de ses clients de trois à sept fois (600 à 1 400 mots/minute). Il offre un cours de 30 heures sur deux mois (795 $), de 21 heures sur quatre jours consécutifs (595 $) et de 12 heures sur deux jours (395 $).
" Entre 700 et 1 000 mots par minutes, il y a une zone grise; estime M. Laquerre, ancien professeur de littérature au cégep. À 600 mots, on lit mot à mot, mais plus rapidement. Ce n'est pas vraiment de la lecture rapide comme on l'entend. À 1 000 mots, on lit par groupes de mots sur plusieurs lignes à la fois. "
De son côté, Daniel Gagnon, un orthopédagogue, dit pouvoir augmenter la vitesse de lecture de 50 à 150 %, soit 300 à 600 mots par minute. Son cours d'une journée coûte 425 $ à Québec et 475 $ à Montréal.
Lire... ou survoler
" Plus de 1 000 mots par minute, je n'y crois pas. Ce n'est pas de la lecture, c'est du survol, affirme M. Gagnon. Oui, il y a des gens qui disent lire de 1 500 à 2 000 mots par minute. Mais leur taux de rétention de l'information est inférieur à 50 %, alors qu'à 400 mots, il est supérieur à 80 %. "
René-Louis Comtois, de Formations Qualitemps, de Longueuil, abonde dans le sens de M. Gagnon. " La vitesse de sous-vocalisation (vitesse de la pensée) est de 400 à 600 mots par minute. À l'exception de quelques surdoués, je ne crois pas qu'on puisse lire plus rapidement que 600 mots par minute ", précise M. Comtois qui offre un cours d'une journée pour 280 $
DEUX MÉTHODES DE LECTURE RAPIDE
Quelle est la différence entre la lecture à vitesse normale et la lecture rapide ? En simplifiant, disons qu'en lecture normale, on lit dans sa tête comme si on lisait à voix haute, en prononçant toutes les syllabes, ou presque. Avec la lecture rapide, on n'articule pas les mots mentalement, on ne fait que les marmonner.
Il existe deux méthodes de lecture rapide :
> celle d'Evelyn Wood, qui a " inventé " la lecture rapide et qui préconise l'utilisation du doigt qui glisse sur le papier (ou le curseur sur l'écran d'ordinateur) pour entraîner l'oeil;
> celle de l'ingénieur français François Richaudeau, développée après celle de Mme Wood, qui rejette l'utilisation du doigt, estimant que cela ralentit le processus de lecture. Au Québec, la méthode Wood est de loin la plus enseignée.
( REPÈRES )
D'où viennent les méthodes de lecture rapide ?
C'est à l'Américaine Evelyn Wood qu'on doit la lecture rapide. En 1945, elle présente un travail de maîtrise de 80 pages à un professeur qui le lit en seulement 10 minutes. C'était un lecteur rapide naturel. Impressionnée, elle part à la recherche d'autres lecteurs possédant cette aptitude. Elle en trouve une cinquantaine, qu'elle observe pour mettre au point une technique de lecture rapide, qu'elle enregistrera sous le nom de Reading Dynamics.
dominique.froment@transcontinental.ca
Illustration(s) :
" Parfois, seulement 30 à 40 % du texte est important; la méthode nous apprend à ne pas perdre de temps avec le reste ", explique Serge Martin, président des Grands Explorateurs et adepte de la lecture rapide.
L'orthopédagogue Daniel Gagnon croit que ceux qui lisent plus de 1000 mots par minute ne font que survoler les textes.
Catégorie : Économie
Sujet(s) uniforme(s) : Littérature et livres
Taille : Moyen, 623 mots
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