Séminaires de Lecture Rapide - Daniel Gagnon

Daniel Gagnon M.A. orthopédagogueDaniel Gagnon M.A. orthopédagogue

Aller plus loin en lisant plus vite!

Lisez et comprenez plus vite, soyez plus concentré et plus efficace, gagnez du temps !

Commentaire d'une enseignante

25 mai 2017

Bonjour M. Gagnon,

Mieux vaut tard que jamais pour vous témoigner ma grande satisfaction quant à l'utilisation de la plate-forme Liremieux dans le cadre de mes cours de français en 2e secondaire.

J'ai beaucoup apprécié l'accent mis sur les exercices de rétention et sur l'emploi du "doigt lecteur" souvent enseigné au primaire, mais peu utilisé au secondaire. Certains de mes élèves ont recommencé à utiliser ce moyen pour rester concentrés et accélérer par le fait même leur lecture. Aussi, la rétroaction immédiate lors de la lecture du récit d'Helen Keller ainsi que le récit lui-même a été une grande source de motivation pour mes élèves. Bref, c'est un travail fort pertinent et instructif que cette plate-forme de lecture!

Donc, ce sera un réel plaisir de réutiliser cet outil l'an prochain.
Au plaisir!

Mélanie Blanchet
Enseignante de français 2e secondaire et tutrice (groupe 23)
Collège des Compagnons

mai 26, 2019 10:26 AM

Avant-propos : le cadre de référence

Extrait du livre à paraître : Oubliez ce qu'on vous dit sur la lecture rapide, tout est faux! Voici ce qui fonctionne

Mon squelette

Vous apprendrez plus loin que j’accorde beaucoup d’importance à dégager dès le départ le cadre de référence de l’auteur, c’est-à-dire sa thèse, son école de pensée et ses concepts clés. Pourquoi ? Parce que nous apprenons du général au particulier et qu'il est plus facile d’assimiler les détails et les différents arguments d’une thèse, si l’on a d’abord une vue d’ensemble des idées de l'auteur. Pour pouvoir mettre de la chair sur l'os, il faut avoir le squelette. Le voici donc :

Ma thèse

L’utilisation d’un pointeur et l’entraînement à la sous-vocalisation rapide constituent une percée dans l’enseignement et la pratique de la lecture. Le survol, la lecture sélective et l’écrémage sont des stratégies intuitives, perçues superficiellement, qui ont besoin d’être systématisés, justifiés et dont l’usage doit être déculpabilisée.

Mon école de pensée

La métacognition ou apprendre à apprendre

«Méta» veut dire «sur» et «cognition» veut dire «connaître». La métacognition c’est la réflexion de l’apprenant sur «comment apprendre» au moment où il apprend; on dit souvent que c’est «la pensée sur la pensée». C’est se demander avant de chercher à apprendre un contenu nouveau: quelle est la meilleure approche pour l’apprendre ?

Avant les années 90, on parlait de la méthodologie du travail intellectuel. Je m’intéresse à cela depuis toujours : quand j’étais enfant, mon grand frère Pierrot parlait de ses «astuces» pour désigner les stratégies qu’il utilisait pour gagner aux jeux et j’étais fasciné par cela.

Vous allez dans ce livre apprendre des astuces pour dégager avec efficience le sens d’un texte et le mémoriser.

Mes concepts clés

Le pointeur

Pour pouvoir lire rapidement, il faut être concentré. Être concentré, c’est focaliser, c’est cibler. L’archer, comme le tireur d’élite, focalise son attention sur la mire pour atteindre sa cible, il ne laisse pas son regard vagabonder. Car l’œil a tendance à balayer la scène qu’il regarde. En lecture, l’utilisation d’un pointeur pour guider l’œil favorise la concentration et permet un rythme de lecture plus rapide.


La sous-vocalisation rapide*

Lorsque vous parlez, vous dites les mots à un rythme qui varie entre 150 et 200 mots à la minute (m/m). Vous pouvez parler plus lentement, en bas de 150 m/m, mais vous risquez d’ennuyer vos interlocuteurs. I-ma-gi-nez que je vous par-le en dis-tin-gant cha-que syl-la-be de cha-que mot: vous allez rapidement me demander d’arrêter mon petit manège débilitant. Et ceux qui lisent à cette vitesse aiment rarement lire, pour la même raison.

À l’inverse, vous pouvez parler plus rapidement que 200 m/m. Si vous n’êtes pas habitué, vous allez avoir tendance à escamoter des syllabes et à marmonner. Au-delà d’une certaine vitesse (autour de 250 m/m selon votre habileté) vous deviendrez incompréhensible. Vous êtes limité par votre appareil phonatoire.

Quand vous lisez silencieusement, vous n’avez plus cette limite. Pourtant la très grande majorité des gens lisent à moins de 250 m/m. Selon une sommité dans l’enseignement de la lecture, madame Jocelyne Giasson, il est normal de lire à plus de 300 m/m. Or seulement 10% des gens lisent à cette vitesse, et seulement 1% lisent à plus de 400 m/m, alors que les recherches montrent qu’on peut viser jusqu’à 500 m/m sans perdre de compréhension.

Pour y parvenir, il s’agit simplement de prendre l’habitude de se dire silencieusement les mots rapidement à l’aide d’un entraînement très simple.

Plus de 90 % des participants à mon séminaire de lecture rapide parviennent à devenir de très bons lecteurs, soit lire à plus de 300 m/m avec 80% de rétention d’un texte facile (conte, nouvelle).

Environ 30 % atteignent le niveau de lecteur rapide, soit plus de 400 m/m, toujours avec 80% de rétention.

Malgré ce que dit la recherche, il y a des exceptions :

- Environ 4 % des participants à mon séminaire arrivent à lire plus vite que moi, soit plus de 500 m/m avec 80 % de rétention.
- En 20 ans d’enseignement de la lecture rapide, seulement une douzaine de personnes sont arrivées à lire à plus de 700 m/m.
- J’ai rencontré une seule personne, une petite fille de 13 ans, qui a lu devant moi un texte à 1100 m/m. C’est plus de deux fois ma vitesse.


Le survol

Précisons que ce qui suit ne s’applique pas aux romans et autres lectures ludiques (bien que cela puisse s’y appliquer aussi).

On ne lit pas un livre de A à Z. On commence par chercher à répondre aux questions qu’on se pose, car un bon pédagogue commence par répondre aux questions que l’apprenant se pose avant de répondre aux questions qu’il ne se pose pas. Quand vous lisez, vous êtes un autodidacte: ce qui signifie que vous vous instruisez par vous-même. À ce titre, vous vous devez alors d’être un bon pédagogue avec vous-même et commencer par répondre aux questions que vous vous posez.

Le survol du livre consiste essentiellement à chercher dans la table des matières :

1. Le cadre de référence de l’auteur
2. Ce qui répond à votre objectif de lecture (lecture sélective)
3. Ce qui attire votre curiosité
4. Ce qui traite de ce que vous connaissez déjà
Puis vous survolez le chapitre à lire en utilisant la technique d’écrémage.


La lecture sélective**

ATTENTION : la lecture sélective demande de la maturité, il n’est pas recommandé de l’enseigner aux 16 ans et moins et elle ne s’applique pas aux livres ludiques.

La lecture sélective est la plus puissante des stratégies que vous allez apprendre dans ce livre. Elle me vaut le plus de témoignages positifs parce qu’elle vous permet d’aller rapidement à l’essentiel et à ce que vous avez besoin de savoir. Elle procure aussi un extraordinaire plaisir de lire parce que comme vous êtes toujours dans l’essentiel, le pertinent, ce qui vous intéresse, vous ne vous ennuyez jamais. Si vous choisissez de lire ce livre en lecture sélective, vous devriez commencer par lire le chapitre 8 sur la lecture sélective.

La lecture sélective consiste à cibler dans la table des matières ce qui répond à vos besoins, c’est-à-dire à trouver dans le texte ce qui est le plus susceptible de vous servir concrètement et prochainement. Vous ne lisez jamais un livre au hasard, vous le lisez pour une raison : quelle est cette raison ?


L’écrémage

À l’époque que le lait n’était pas homogénéisé, la crème montait sur le dessus et on disait que c’était le meilleur. L’écrémage cible le meilleur des textes courts, soit l’introduction, la conclusion, les premières phrases des paragraphes et les phrases avec des mots-clés.

Comme lecteur nous sommes extrêmement dépendants de la qualité d’écriture d’un texte. Un texte c’est un message qui est encodé par un émetteur, l’auteur; à titre de récepteur, le lecteur doit se servir des règles d’écriture pour décoder plus efficacement le message qui lui est transmis.


Tester sa mémoire

C’est bien beau d’aller rapidement à l’essentiel d’un texte, puis d’aller chercher tous les détails avec une concentration optimum, si vous choisissez de le lire intégralement. Mais cette information sera perdue si vous ne prenez pas un temps spécifique après votre lecture pour ancrer l’information dans votre mémoire à long terme. Et vous devez faire cela immédiatement après chaque chapitre, au moment où les informations sont fraiches dans votre mémoire, afin de les transférer dans votre mémoire à long terme.

Dans un premier temps, vous devez essayer de générer de mémoire ce que vous avez lu, puis vous devez mettre en pratique l’aphorisme : «Une idée n’est pas complète tant qu’elle n’est pas exprimée.» En bref, vous devez restituer l’information à quelqu’un d’autre, car :

La meilleure façon de maîtriser un sujet, c’est de l’enseigner.

Demandez à un professeur que vous connaissez ce qu’il pense de cette affirmation, vous le verrez hocher la tête les yeux grands ouverts, le sourire accroché aux lèvres.

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*Développez votre capacité à sous-vocaliser rapidement dès maintenant avec LIREMIEUX.CA.

**Vous pouvez apprendre la lecture sélective gratuitement MAINTENANT !.


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mai 5, 2019 12:21 PM

Pourquoi en lecture doit-on manger la crème en premier ?

Extrait du livre à venir : «OUBLIEZ ce qu’on vous a dit sur la LECTURE RAPIDE, tout est FAUX! Voici ce qui fonctionne ». Plus précisément de la partie consacrée au SURVOL et à la TABLE DES MATIÈRES.

Dans la Table des matières, il y a quatre choses que vous devez chercher :

1- Ce qui répond à votre objectif de lecture (voir «Comment lire 10 livres par semaine»)
2- Ce qui traite de ce que vous connaissez déjà (voir «Comment évaluer rapidement la qualité d'un livre»)
3- Ce qui attire votre curiosité
4- (à venir).


3- Ce qui attire votre curiosité

Dans le best-seller des années 90, «Le chemin le moins fréquenté», l’auteur, Scott Peck, affirme que le chemin le moins fréquenté, celui qui mène au bonheur, est celui de la discipline. Les gens heureux sont disciplinés. Et le secret de la discipline, c’est de reporter le plaisir. Lorsque vous mangez une pointe de gâteau au crémage généreux, si vous mangez d’abord la partie sèche afin de conserver la crème pour la fin, il y a de bonnes chances que vous soyez discipliné et que vous atteignez vos objectifs dans la vie…

Par contre, en lecture, c’est exactement l’opposé : vous devez absolument manger la crème en premier. OBLIGATOIRE !!!

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La nouvelle vertu : se rouler dans la crème...

Pourquoi ? Parce que la meilleure manière de soutenir votre motivation et du coup votre concentration et votre compréhension, c’est d’entretenir votre curiosité.

Un bon pédagogue va répondre aux questions que l’élève se pose avant de répondre aux questions qu’il ne se pose pas. Quand vous lisez, soyez un bon pédagogue avec vous même et commencez par répondre aux questions que vous vous posez.

Prenons un livre au hasard. Celui-ci :
«OUBLIEZ ce qu’on vous a dit sur la LECTURE RAPIDE, tout est FAUX ! Voici ce qui fonctionne».

Vous regardez la table des matières et vous réalisez que le chapitre 9 porte sur la mémorisation à long terme des idées lues. Exactement ce que vous cherchez. Vous êtes de ceux pour qui lire un livre c’est : aussitôt lu, aussitôt oublié… Enfin, vous allez pouvoir retenir les merveilleuses idées qui foisonnent dans les nombreux livres savants que vous lisez chaque année.

Mais il y a un hic, c’est à la page 487 et vous devrez vous payer les huit autres chapitres qui précèdent… Pire encore: les premiers chapitres tournent autour de l’empan de l’œil et de la vision périphérique…ce qui ne vous intéresse pas, mais vraiment pas!

Combien de fois par le passé vous êtes-vous forcé à lire un livre intégralement, en commençant par le début, pour finalement vous ennuyer et mettre le livre de côté, sans même avoir lu ce qui vous intéressait vraiment? Information à laquelle vous n’avez jamais accédé faute de persévérance.

En fait, cela n’a rien à voir avec la persévérance. Il y a un temps où l’on forçait les enfants à terminer leur assiette afin d’éviter le gaspillage, alors qu’aujourd’hui les nutritionnistes dénoncent cette pratique parce qu’elle nous empêche d’écouter notre corps et d’apprendre à reconnaître les messages de satiété qu’il nous envoie.

Il en est de même des livres. Parce qu’on veut faire les choses de la bonne manière en étant ordonné et systématique, on s’oblige à les lire de A à Z, alors que ce n’est pas nécessaire et contreproductif. Écoutez vos besoins.

Oui mais, me direz-vous, si je commence par un des derniers chapitres, je risque de ne pas comprendre si l'auteur fait référence à une notion expliquée précédemment !

Non seulement cela risque d’arriver, mais cela va arriver et c’est même souhaitable. Pourquoi? Parce que cette notion va soulever un nouveau point d’interrogation dans votre tête. Ou autrement dit, vous deviendrez curieux d’en savoir plus et motiver d’aller plus loin dans votre lecture. Vous aurez un nouvel objectif de lecture : à quoi l'auteur fait-il référence ? Dans quelle partie du livre l'explique-t-il ? Et vous revoilà parti à la recherche de la connaissance. Et de fil en aiguille, vous finirez par lire le livre en entier, mais à votre façon, les sens en alerte, totalement absorbé par ce que vous lisez.

La lecture n’est plus une activité linéaire et passive ; elle devient éclatée et dynamique.

Si tout cela vous apparaît insécurisant, VOUS N’ÊTES PAS OBLIGÉ de lire intégralement chaque livre de cette façon. En fait, il s’agit seulement de prendre l’habitude de manger la crème en premier. Il suffit de commencer votre lecture de cette façon, question de satisfaire votre curiosité et en même temps de vous familiariser avec le livre. Puis, si vous avez le goût de lire le reste de A à Z, c’est à votre guise. Vous adaptez cette technique à vos besoins, votre personnalité, votre situation.

Mais, quelles que soient les circonstances, commencez toujours par survoler le texte à lire. Car il ne faut pas oublier qu’au final, après avoir suivi ce cours, il y a deux habitudes que vous devrez intégrer à votre pratique quotidienne de la lecture si vous voulez vous qualifier comme étant un lecteur rapide : toujours lire avec un pointeur et toujours survoler un texte avant de le lire.*

*La lecture rapide comprend deux volets :
1- Développer sa capacité à sous-vocaliser rapidement. Pour développer et maintenir cette capacité, il faut lire avec un pointeur. C’est ce que permet ma cyberformation LIREMIEUX.CA
2- Devenir un lecteur dynamique. Pour ce faire, il faut maîtriser une compétence charnière : le survol. Cette compétence comprend notamment l’écrémage et la lecture sélective. Vous pouvez apprendre la lecture sélective ICI.


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avril 17, 2019 11:31 AM

Comment évaluer rapidement la qualité d’un livre ?

Les livres coûtent cher. Votre temps est précieux. Lire en vue d’apprendre demande de la patience et de la persévérance. Ne perdez pas votre temps avec de mauvais livres. Voici comment mieux choisir vos livres.

Supposons que vous êtes à la librairie ou à la bibliothèque et que vous hésitez entre deux ou trois livres. Lequel acheter ? Lequel emprunter ?

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Vous êtes déchiré entre plusieurs livres : comment faire le bon choix ?

Une façon d’évaluer rapidement la pertinence d’un livre, c’est de regarder la table des matières et de chercher un chapitre ou un passage qui traite d’un sujet que vous connaissez bien.

Que faire s’il n’y a pas de tables des matières ? Je répète souvent lors de mon séminaire : comme lecteur, nous sommes très dépendants de la qualité d’écriture et de la rigueur de présentation du contenu. Un texte mal écrit et confus sera difficile à comprendre. Le fait d’être un lecteur rapide ne vous donnera pas la science infuse et la capacité de décoder les inférences nébuleuses d’un auteur. Et un livre mal édité avec une table des matières minimalistes ou encore avec des titres au sens obscur sera toujours difficile à tirer au clair. Pour un lecteur dynamique, la table des matières est un outil primordial pour conduire sa lecture en fonction de ses besoins (pour en savoir plus). Bref, si le livre n'a pas une bonne table des matières, il a une prise contre lui (ou un carton jaune).

Mais heureusement, de nos jours la majorité des éditeurs ont à cœur de produire des livres à la présentation adéquate, bien qu’il y aura toujours des brebis galeuses.

Donc vous cherchez dans la table des matières un passage où l’auteur aborde une question sur laquelle vous avez déjà un bagage de connaissance.

Si vous trouvez un tel passage, vous allez le lire. Vous commencez par le survoler, comme je l’enseigne ici, puis vous lisez ce qui vous intéresse le plus en premier.

À ce moment deux possibilités peuvent survenir :

A) Soit que le livre correspond à ce que vous savez déjà : il apporte des faits nouveaux, il présente les choses d’une façon fort à propos ; il fait montre d’originalité et il illustre ses arguments par des métaphores brillantes. Bref, il excelle par la force de sa synthèse et la qualité de son écriture. Vous pouvez vous dire alors : s’il écrit avec autant de brio sur ce que vous savez déjà et bien le reste doit être à l’avenant ! Donc vous pouvez lui faire confiance sur la suite de ce qu’il avance.

B) Soit le livre ne correspond pas à ce que vous savez déjà : il avance des faits qui ont été mis en doute ou prouvés faux ; il utilise à outrance les clichés d’usage et ses arguments sont faibles au mieux, inadéquats au pire. Le reste du livre risque d’être à l’avenant ; il existe certainement un meilleur choix.

Bien entendu, les choix ne sont pas toujours aussi tranchés. Il y aura toujours des zones grises, mais dans l’ensemble cette technique vous permettra de faire des choix de lecture beaucoup plus éclairés.

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Apprenez à lire tous les mots 50 à 150% plus vite.

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avril 14, 2019 1:52 PM

Peut-on, à plus de 60 ans, apprendre la lecture rapide ?

La lecture : un outil d’apprentissage qui se perfectionne à tout âge

« S’instruire, c’est s’enrichir », disait le slogan. Et il s’est révélé vrai. La génération du baby-boom a profité d’investissement massif dans l’éducation. Et selon l’économiste Pierre Fortin, c’est ce qui explique le rattrapage économique que le Québec a effectué. Le mythe du chômeur instruit est ce qu’il est: un mythe.

Bien que cette génération plus instruite lit beaucoup plus, elle est aussi sollicitée par une plus grande quantité d’information. Nous sommes dans la société de l’information. Les connaissances doublent aux 15 ans.

Depuis la petite école, est-ce que votre vitesse de lecture a doublé tous les quinze ans ?

Vous avez, en première année, appris à lire à voix haute (oralement), puis silencieusement. Ordinairement vers la troisième ou quatrième année votre lecture silencieuse est devenue plus rapide que votre lecture orale. Puis, si vous faites partie du 10 % des plus doués, votre vitesse a doublé et si vous faites partie du 1 % des lecteurs rapides, votre vitesse a triplé.

Si vous lisez à peine plus vite que la vitesse de la parole, vous pouvez faire mieux. Si vous êtes déjà parmi les plus doués, vous serez étonné d’apprendre que vous pouvez encore améliorer vos habiletés de lecture.

Car la lecture ce sont différentes habiletés qui peuvent être entraînées. Les gens habiles, les gens efficaces, dans quelques domaines que ce soit, ont développé des stratégies (trucs, astuces) et ont perfectionné leurs techniques. En lecture aussi c’est possible, et la beauté de la chose, c’est que c’est très simple et très facile à faire.

Peut-on, à plus de 60 ans, apprendre la lecture rapide ?

On peut développer ses habiletés et apprendre de nouveaux trucs à tout âge. En fait, la question est : peut-on changer ses habitudes à plus de 60 ans ? La réponse dépend de vous. Ce que j’ai constaté après plusieurs années d’enseignement de la lecture rapide, c’est que les plus motivés à changer leurs habitudes de lecture ce sont :

1- Les professionnels qui lisent beaucoup pour leur travail.
2- Les étudiants qui réalisent qu'ils sont des lecteurs lents et que ce handicap peut les empêcher de réussir.

Pourquoi apprendre la lecture rapide ?

Parce que la lecture constitue un moyen privilégié d’apprendre et de croître. La lecture rapide vise à vous donner un accès plus grand à la richesse littéraire et à la connaissance. Il ne s’agit pas seulement de lire plus vite, mais aussi de comprendre mieux et de tirer le meilleur parti de ses lectures, sans sacrifier le plaisir de lire, bien au contraire. Regardez autour de vous, les gens qui aiment lire et qui lisent beaucoup sont généralement des gens qui lisent vite. Et à l'inverse, les gens qui n’aiment pas lire sont le plus souvent des lecteurs lents.

Qu’apprendrez-vous dans le cours LIREMIEUX.CA ?

1- Vous apprendrez que vous devez lire en guidant votre oeil à l'aide d'un guide visuel (doigt, stylo ou pointeur à l'écran). Si vous avez été un de ceux qui se sont fait taper sur les doigts pour avoir lu à l'aide de votre index: eh bien, l’heure de la revanche a sonné!

2- Vous apprendrez également à dire les mots dans votre tête extrêmement vite, plutôt que de les articuler syllabe par syllabe. Il est difficile de parler vite et d'être compris, mais c'est facile à faire dans sa tête avec un peu d'entraînement.

3- Vous apprendrez différentes façons de survoler un texte pour en faciliter la lecture et la compréhension. Voici ce que dit une sommité de l'enseignement de la lecture : «Le survol favorise une lecture plus rapide et mieux comprise». Si c'est bon pour les enfants, c'est bon pour les petits vieux... (Je peux me permettre de dire cela, car je suis aussi un vénérable sexagénaire.)

4- Vous apprendrez que parfois, pour gagner du temps, il faut lire sélectivement. Car même si vous doublez, triplez ou décuplez votre vitesse de lecture, il vous sera toujours impossible de tout lire. « Je suis retraité et j'ai tout mon temps, » me direz-vous. Cette technique est aussi valide pour éviter de s'ennuyer à lire des détails inutiles. Et vous pouvez même l'apprendre immédiatement, GRATUITEMENT: vous n'avez qu'à suivre mon cours «COMMENT LIRE 10 LIVRES PAR SEMAINE !»

5- Vous apprendrez que l'information qui ne sert pas est rapidement oubliée et ce qu'il faut faire pour retenir les idées lues. Encore là, vous pouvez apprendre GRATUITEMENT et dès maintenant cette stratégie d'apprentissage qui constitue un des éléments phares de mon séminaire de lecture rapide. C'est ici : COMMENT MÉMORISER SES LECTURES À LONG TERME.

Ce que vous n’apprendrez pas dans mon cours :
1- lire en diagonale,
2- lire à des vitesses vertigineuses,
3- lire avec votre vision périphérique ou en éliminant la sous-vocalisation,
4- lire avec une application de défilement de mots (tachistoscope).

Au début vous vivrez de l’insécurité et de l’inconfort, c’est normal lorsqu’on change ses habitudes, quelles qu’elles soient. Rassurez-vous, cela ne dura que quelques heures, le temps de lire un livre ou deux.

J’ai des amis à qui j'ai expliqué ce que vous venez de lire, qui après avoir suivi mon séminaire, m'ont dit : « Tu nous avais expliqué ce qu’était la lecture rapide et ce qu'il fallait faire. J’avais compris. Mais il faut vivre le cours pour intégrer et voir les résultats ».

Je vous invite donc à suivre ma cyberformation LIREMIEUX.CA. Qui plus est, c'est sans risque, puisqu'elle vient avec une garantie de remboursement de 30 jours.

Daniel Gagnon M.A.
Orthopédagogue


En épilogue, voici le témoignage d'un retraité :


Bonjour Daniel,

...

En passant, je m'étais fixé un objectif de 400 mots/minute avant le cours; je suis rendu à 500+. Je lis plusieurs heures tous les jours et je suis convaincu que je vais continuer de m'améliorer; aussi plus je lis rapidement, plus je comprends le texte.

L'utilisation du pointeur est devenue ma seule façon de lire (même avec mon Kindle). Par contre, en utilisant la souris sur l'écran de l'ordinateur, c'est assez emmerdant.

Mille mercis ! Selon mes calculs, je crois qu'au cours des 10 prochaines années, je pourrai lire au moins 1500 livres de plus que si je n'avais pas suivi ton cours. Donc j'estime pouvoir lire 6000 livres de plus au cours des 40 prochaines années. Par la suite, je verrai...

Bon weekend,

Jean-Paul Talbot


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mars 8, 2018 11:28 AM

BONNE NOUVELLE !

Du moins pour moi… J’ai un nouveau compétiteur en lecture rapide.

???

Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ? me direz-vous.

Parce que depuis 20 ans, que j’enseigne la lecture rapide, chaque fois que j’ai eu un nouveau compétiteur qui fait une importante campagne de marketing pour lancer son offre de cours, cela a engendré une recrudescence de la demande pour mes cours.

Il s’agit de Xavier Paul qui tient un blogue très fréquenté sur la lecture rapide. Il vient d’opérer une belle campagne de lancement. Une opération marketing remarquable que j’admire parce que, disons-le, c’est ma très grande faiblesse. Vous pouvez visualiser sa dernière vidéo avec sa présentation finale de vente ici. (Je n'ai aucune redevance sur ce référencement.)

J’ai eu le plaisir d’y voir mon nom apparaître dans un tableau comparatif des prix. Comme vous pouvez remarquer, mes prix sont très concurrentiels.

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Ce que ce tableau ne contient pas, c’est le prix de mon cours en ligne : LIREMIEUX.CA. (Peut-être parce que son cours est 40 % plus cher que le mien…)
Je me permets de le corriger :

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Bien entendu, Xavier prétend offrir le cours ultime de lecture rapide alors que je revendique la même chose. Qui a raison ?

Si je me fie à ce qu’il a dit dans ses vidéos de présentation précédents et sur les extraits de la table des matières qu’il a présentés, il semble mettre l’accent sur le développement de la vision périphérique et l'utilisation d'un tachistoscope. Si c’est le cas, je peux dire que je me suis beaucoup entraîné pour développer ma vision périphérique à l'aide d'un tachistoscope et voici ma conclusion.

La recherche sur la question est claire : on ne peut pas améliorer ses compétences en lecture en travaillant les mécanismes de l’œil et les tachistoscopes, ça ne fonctionne pas!

Pour en savoir plus sur ma version de la lecture rapide, je vous invite à écouter ma présentation donnée à l’Université Laval et diffusée au Canal Savoir. Vous pouvez y voir qu'à la lumière du gros bon sens ce que j'avance est simple et réaliste.

Si vous voulez apprendre une technique simple qui a fait ses preuves pour lire un livre en une heure ou moins, je vous invite à suivre mon cours GRATUIT : Comment lire 10 livres par semaine !

Quoi qu'il en soit :
BIENVENUE à Xavier sur le marché de la lecture rapide !
Et LONGUE VIE à TurboLecture !

Pour ce qui est d'apprendre à lire tous les mots plus rapidement, désolé, rien ne vaut LIREMIEUX.CA, une approche qui a fait ses preuves (voir la vidéo suivante) !

Des participants aussi jeunes que 13 ans témoignent de l'efficacité de l'approche pédagogique de LIREMIEUX.CA

mars 6, 2018 1:08 PM

Comment mémoriser ses lectures à long terme !

Que ce soit pour ses études ou pour le travail lorsqu'on lit un livre ou un document important, on veut être en mesure de se servir de l'information non seulement pour l'examen ou la réunion du lendemain, mais aussi des mois ou des années plus tard.

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La meilleure manière de mémoriser à long terme de ce qu'on a lu, c’est de mettre en pratique ce simple aphorisme : Une idée n’est pas complète tant qu’elle n’est pas exprimée.

Je peux vous parler de livres que j’ai lus il y a 5 ans, 10 ans, plus de 20 ans même. Alors que j’aurais de la difficulté à vous parler des livres que j’ai lus le mois dernier.

Je pourrais vous improviser sur-le-champ une conférence d’une heure sur le déclin de la violence, basé sur le livre de Steven Pinker, «The better angels of our nature : Why violence has declined», alors que cela fait plus de 5 ans que j’ai lu ce pavé de 700 pages.

Je pourrais vous raconter en détail les cas phénoménaux rapportés par le Dr Oliver Sack dans son livre «L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau», que j’ai lu il y a plus de 20 ans

Alors que pour les livres que j’ai lus ces derniers mois, je ne pourrais que vous indiquer la thèse générale de l’auteur ou une idée qui a retenu mon attention.

Qu’est-ce qui explique ce «déclin» de ma mémoire ?

En fait, ma mémoire n’a pas décliné. Elle est même meilleure qu’elle était. C’est tout simplement que dans le premier cas, ce sont des livres que j’ai adorés et qui m’ont interpellé au point que j’ai senti le besoin d’en parler à tout le monde autour de moi. En ce faisant, j’ai ancré leur contenu dans ma mémoire à long terme.

Dans le second cas, ce sont des livres dont, une fois lu, j’ai rabattu la quatrième de couverture et je suis passé à autre chose. En n’utilisant pas ce savoir, il s’est estompé.

Notre mémoire à long terme est notamment composée de nos souvenirs biographiques.

Savez-vous pourquoi on finit par croire les mensonges qu’on raconte ?

Parce qu'à force de raconter une anecdote inventée, elle finit par s’intégrer à nos souvenirs. Au fil du temps, on oublie le contexte qui nous a amenés à inventer cette histoire et à force d'être répétée, elle devient un souvenir auquel on croit vraiment.

Il y a aussi de nombreux cas de personnes qui sont convaincues d'avoir vécu un évènement alors qu'en réalité c'est arrivé à quelqu'un d'autre, un ami ou un membre de leur famille. Parfois, c'est même une scène de film qu'on est convaincu d'avoir vécue: Ronald Reagan est au centre de quelques anecdotes du genre.

Cela s'explique par la toute-puissance des histoires, surtout celles qu’on raconte.

Saviez-vous que les psychologues qui traitent les troubles reliés à un traumatisme vécu, appelé stress post-traumatique, ne demandent plus à leurs patients de raconter leur histoire en détail ?

Ils se sont aperçus qu'au contraire de les aider à relativiser leur problème, cela accentuait leur stress. Les patients se plaignaient de souvenirs encore plus vifs et poignants qui venaient les hanter.

Aujourd'hui, on leur demande de ne plus parler de ces évènements, de ne plus y penser et de plutôt occuper leur esprit en s'activant. On privilégie maintenant la tenue d’un journal où ils doivent parler de leur quotidien et mettre l'accent sur leurs émotions au jour le jour. Bref d'oublier et de se refaire une vie.

La mémoire des idées lues est liée à notre mémoire biographique. Les idées ont une histoire.

Du point de vue des idées, notre cerveau est le seul contenant dans lequel: plus on en met, plus on peut en mettre.

L’apprentissage dépend de nos connaissances antérieures. Plus on a de connaissances dans un domaine, plus il est facile d'apprendre dans ce domaine, car on dispose alors de plus de crochets sur lesquels on peut accrocher de nouvelles informations.

«Notre mémoire est fondamentalement associative : on retient mieux lorsqu'on peut relier la nouvelle information à des connaissances déjà acquises et solidement ancrées dans notre mémoire. Et ce lien sera d'autant plus efficace qu'il a une signification pour nous.»*

Tout cela explique pourquoi on atteint le sommet de nos compétences dans la cinquantaine.

*http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_07/i_07_p/i_07_p_tra/i_07_p_tra.html#2

On se souvient de ce qui nous sert ou de ce qui nous frappe

Ce qui nous frappe
La mémoire biographique et les émotions sont intimement liées. Leurs centres d’activités sont mêmes voisins dans notre cerveau. Les réactions que les émotions suscitent vont créer en nous un souvenir très fort.

Selon Paul Ekman, il y a six émotions de base. Les évènements qui vous font peur ou vous font plaisir, qui suscitent votre colère ou votre tristesse, comme ceux qui vous surprennent ou vous font honte sont beaucoup plus susceptibles d’être retenus que ceux qui vous laissent indifférents.

Donc, si une idée vous apparaît lumineuse, qu’elle vous emballe ou qu’elle règle un problème qui vous préoccupe: il y a plus de chance que vous allez vous en souvenir ou que vous soyez motivé à la mémoriser.


Ce qui nous sert
Être motivé à mémoriser quelque chose, c’est avoir un projet mémoire. Et c’est alors qu’on mobilise nos ressources pour ancrer l’information. Souvent, on va se dire : «il faut que je raconte ça à _____ (ici, mettez le nom d’une personne proche) !» Et dans notre tête, on se prépare à raconter notre histoire en la répétant. En d’autres mots, vous vous apprêtez à vous servir de cette information en vous projetant mentalement dans le futur en train de vous en servir.

Comment mémorise-t-on les blagues ?

En les répétant immédiatement après les avoir entendues. Faites une liste de blagues et racontez-les souvent : vous aurez alors une bonne mémoire des blagues. Encore faut-il avoir la motivation d’entreprendre un tel projet mémoire.

Comment retenir les idées d’un texte lu
(ou comment étudier) ?

1- Réciter

Le sens premier du mot «réciter» est: dire à haute voix ce qu'on vient d'apprendre par coeur. En méthodologie du travail intellectuel, il signifie se répéter à soi-même ou à un tuteur (ou un collègue) ce qu'on vient d'étudier. Il n'implique pas nécessairement le mot à mot, cela peut être un sens général.

La meilleure façon de retenir les idées dont vous venez de prendre connaissance par la lecture, c’est d’en parler. Si vous avez la chance d’avoir un conjoint, un parent, un ami, un collègue qui partage votre intérêt pour la lecture, parlez avec lui de ce que vous venez de lire. Et si vous ne prévoyez pas rencontrer cette personne avant plusieurs heures ou quelques jours, préparez-vous. Imaginez que vous êtes avec cette personne et pensez à ce que vous allez lui dire!

Si vous deviez lui expliquer ce que vous venez d’apprendre en une seule phrase, quelle serait cette phrase ? Cette dernière consigne est un excellent exercice pour développer son esprit de synthèse. Je l’ai fait systématiquement pendant des années. Après la lecture d'un article de journal qui m'avait plu et même après avoir visionné un film, je m’arrêtais, je forgeais ma phrase, puis je cherchais trois ou quatre éléments permettant de détailler l’idée.

«L'éthique des affaires n’existe pas»
Cela doit faire plus de 15 ans, j'étais dans une librairie. Un livre a attiré mon attention. Le titre était provocateur: «L'éthique des affaires n'existe pas...» Je suis dans les affaires et j'ai envisagé un temps une recherche de doctorat sur l'éthique. J'étais donc curieux d’en savoir plus. Mon objectif de lecture: Le titre: comment l'auteur explique-t-il son titre ? C'était un petit livre et son seul survol m'a permis de comprendre la thèse de l'auteur. Voici ma phrase synthèse :

«L'éthique des affaires n'existe pas, comme il n'y a pas d'éthique propre à une profession, parce qu'il n'y a que l'éthique, qui se résume à la règle d'or: traite tes clients comme tu aimerais être traité.»

Je me souviens également qu'après avoir replacé le livre dans son présentoir, je n'ai pas pris d'autres livres. Je suis sorti de la librairie et j'ai marché en pensant à ce que j'allais dire de ce livre à la première personne à qui j'aurais l'opportunité d'en parler.

Si je me souviens encore de cette synthèse après tout ce temps, c'est qu'à l'époque je racontais cette histoire aux participants de mon séminaire.

Préparez-vous à enseigner!

Avez-vous déjà entendu un professeur dire : j’ai maîtrisé cette matière, le jour où j’ai eu à l’enseigner ?

J’ai posé cette question à 23 professeurs du collégial : j’ai vu devant moi 23 têtes hochées positivement.

Quelle est la meilleure façon d’étudier pour se préparer à un examen ?

C’est d’étudier avec un collègue.

Interrogez-vous mutuellement sur des points de détails. À chacun votre tour, vous expliquez à votre manière ce que vous avez compris, ce qui vous apparaît important ou ce qui, vous pensez, peut faire l’objet d’une question surprise.

J’ai de nombreux témoignages d’étudiants qui ont eu du succès dans leurs études grâce à cette approche.

La validité de «réciter» est appuyée par de nombreuses études.

RÉCITER avec un collègue fonctionne:

1- parce que cela vous met dans une situation similaire à celle que vous allez vivre à l'examen: soit de répondre rapidement à des questions, parfois imprévues, en vos propres mots;

2- cela vous aide à identifier les lacunes, les faiblesses dans vos connaissances afin de les corriger;

3- cela vous oblige à répéter et à réviser;

4- vous vivez un évènement biographique en interaction avec une personne réelle avec qui vous vivrez des émotions qui resteront attachées à votre apprentissage pour toujours.


2- Tester sa mémoire (réciter seul)

Si vous êtes seul, vous pouvez obtenir d’excellents résultats en vous testant vous-même.

Après avoir lu un texte. Vous prenez une feuille de papier et vous notez tout ce que vous avez retenu. Puis vous retournez au livre, pour compléter. Vous répéter à plusieurs reprises, jusqu'à ce que vous puissiez restituer le plus d'éléments possible sans avoir à vous référer au texte. Le dire à haute voix est préférable, parce que cela vous oblige à plus d'attention, mais n'est pas nécessaire.

Si vous voulez en savoir plus sur la valeur scientifique de cette approche, je vous suggère de regarder les trois vidéos de Mathieu Gagnon, professeur en psychopédagogie de l’Université de Sherbrooke, qui détaillent la méthode et les recherches qui l’appuient.

En résumé, voici ce que M. Gagnon explique : Si vous avez une heure pour étudier un texte qui prend 20 minutes à lire. Plutôt que de le relire deux autres fois, il est mieux de le lire une seule fois et de consacrer les 40 minutes qui suivent à restituer le contenu sur papier. Si vous avez un blanc, vous trichez et cherchez la réponse. Vous répétez en essayant de tricher moins à chaque reprise.

Il appelle cela de la «récupération»:

«La stratégie de récupération fait référence à différentes manières d’étudier pour lesquelles l’apprenant doit utiliser sa mémoire afin de régénérer l’information apprise.» Mathieu Gagnon


Réciter seul ou avec une autre personne ?

Si vous en avez la possibilité, il est mieux de parler à une personne, d’expliquer de vive voix ce que vous avez compris de votre lecture. Parce que : une idée n’est pas complète tant qu’elle n’est pas exprimée. Et l’expression par la parole à une personne réelle a pour effet de créer en vous une série de connexions neuronales plus solides et plus durables que celles produites par la simple écriture.

On se souvient de ce qui nous sert et de ce qui nous frappe. Si vous en parlez, l’information sert. Et nos liens avec les personnes réelles de notre entourage, même avec un inconnu, ont toujours une touche émotive qui renforce la mémoire.

Par contre, s'il s'avère que la personne avec laquelle vous devez étudier a plus d'affinité pour le bavardage, il vaut mieux, bien sûr, étudier seul.

Vous comprendrez que je parle ici davantage des textes informatifs que l’on a besoin de mémoriser pour ses études ou son travail. On peut vouloir retenir le contenu d’un roman, mais c’est rarement un enjeu, à moins que ce soit pour un examen littéraire. De toute façon, si c’est le cas, ce sont les mêmes principes qui s’appliquent et c’est même encore plus facile à mémoriser.

Pourquoi, d’après vous, les romans sont-ils plus faciles à mémoriser ? Eh oui ! Parce que ce sont des histoires qui sollicitent nos émotions.

ANECDOTE:
Étudier avec une odeur de chocolat

J'ai connu une dame qui a participé au jeu-questionnaire télévisé «Tous pour un». Il s'agissait pour le participant, il y en avait toujours un seul, de répondre à des questions extrêmement pointues sur un sujet bien précis. S'il ne savait pas la réponse à une question, il pouvait faire appel au public, d'où le titre, «Tous pour un». La série se poursuivait sur trois semaines et les bonis augmentaient en conséquence. La série à laquelle la dame en question a participé portait sur le chansonnier québécois, Félix Leclerc.

Elle m'a raconté qu'elle étudiait dans une odeur de chocolat. Elle ne mangeait pas le chocolat, elle le humait. Sur le plateau de l'émission, elle avait dans le creux de la paume de sa main un soupçon de chocolat, l'équivalent d'une tache. À chaque série de questions, il y en avait toujours plusieurs d’énoncées à la fois, elle réfléchissait à ses réponses en appuyant son visage entre ses mains, histoire de lui permettre de humer l'odeur de chocolat et de se remettre dans l'atmosphère de ses études. Elle n’a pas eu à faire un seul appel à tous et, dans l'histoire de cette émission, elle a été la seule à avoir épuisé la banque de petites questions rapides que l'animateur conservait pour la fin lorsqu’il restait du temps.

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Vous venez d'apprendre comment mieux étudier, pour apprendre à lire tous les mots plus rapidement, c'est ici.

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mars 2, 2018 1:31 PM

Les bons lecteurs profitent davantage d’un cours de lecture rapide

Êtes-vous déjà un bon ou même un très bon lecteur ? Si vous ne le savez pas, demandez le test. Si oui, vous profiterez probablement plus encore des techniques que j’enseigne. Quantitativement, j’entends.

Personnellement, lors de mon initiation à la méthode de lecture rapide de M. Harris, j’ai progressé de 43 %.

Plus, précisément, j’ai lu le prétest à 370 m/m avec 100% de rétention, pour une Vitesse nette (VN) de 370. J’ai lu le test du midi à 590 m/m avec 90 % de rétention, soit une VN de 531. Celle-ci a donc progressé de 161 m/m. Je n’ai jamais réussi à dépasser ce résultat depuis.

Pré-test

Vitesse          Rétention     Vitesse nette     Progrès VN     Échelon    370                 100%              370                     -               Très bon lecteur

Test du midi

Vitesse          Rétention     Vitesse nette     Progrès VN     Échelon    590                  90%                531                   43%           Lecteur rapide

Selon ce tableau, j’ai gagné un échelon : je suis passé de très bon lecteur à lecteur rapide. (Cliquez sur l'image pour mieux la voir.)

lecturerapide.info.echelledesvitesse.png


Prenons maintenant le cas de Jean-Pierre qui a lu le prétest à 145 m/m avec 90% de rétention (VN=130) et terminé la journée à 305 m/m et 80% de rétention (VN=244) pour un progrès de 88%.

Pré-test

Vitesse          Rétention     Vitesse nette     Progrès VN     Échelon    145                  90%                130                     -               Lecteur très lent

Test du midi

Vitesse          Rétention     Vitesse nette     Progrès VN     Échelon    305                  80%                244                   88%           Très bon lecteur

Jean-Pierre a progressé de 88 %, deux fois mon score. Il a gagné quatre échelons : il est passé de l'échelon 2, lecteur très lent, à l'échelon 6, très bon lecteur. Un résultat spectaculaire qui a certainement changé sa vie.

Mais, cependant, toutefois ! En terme brut, ma vitesse nette a progressé significativement plus que la sienne. Mes 161 points de gain dépassent ses 114. D’un point de vue absolu, mon gain est 50 % supérieur au sien.

En 20 ans d’enseignement de la lecture rapide, j’ai eu une dizaine de cas de personnes qui ont accru leur vitesse de près de 400 m/m alors qu’ils étaient déjà des lecteurs rapides.

Dont Gaël :

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Tableau que j’envoie aux participants qui font les tests de suivi.

Bref, même si vous êtes déjà un lecteur très performant, vous auriez tort de ne pas suivre un cours de lecture rapide. Même les athlètes les meilleurs au monde ont des coachs pour les aider à aller plus loin. En fait, ils en ont tous.

Allez plus loin en lisant plus vite !

janvier 3, 2018 9:25 AM

La lecture rapide ne s'applique pas à la lecture des SOUS-TITRES AU CINÉMA (5)

La lecture rapide ne se prête pas bien à la lecture :
1- de la poésie,
2- des panneaux routiers,
3- des menus,
4- des listes
5- et des sous-titres au cinéma.

Finalement, la lecture rapide ne s’applique pas non plus aux sous-titrages que ce soit au cinéma ou à la télévision. En fait, à tous les textes qui ne sont pas à porter de main. Parce que la base de la méthode de lecture rapide que j’enseigne repose sur l’utilisation d’un pointeur, soit le doigt ou un crayon. Et évidemment, au cinéma, on ne peut pas sortir son crayon pour lui faire parcourir l’écran. On peut toujours utiliser un pointeur laser, mais bon… j’imagine que les gérants de salle ne doivent pas être chauds chauds à cette idée. De plus, à longue distance, si vous n’avez pas la main sure du tireur d’élite, le petit point rouge du laser fait une drôle de danse qui n’aide pas vraiment à se concentrer, ce qui est après tout la raison première pour laquelle on utilise un pointeur pour lire.

Toutefois, il est possible d’utiliser un doigt ou un crayon à longue distance. Il suffit de fermer un œil, l’espace cesse alors d’être tridimensionnel et si on pointe le doigt, il cesse d’être double. Du coup, il est possible de guider l’œil et de suivre un texte même très loin. Cependant, ce n’est pas confortable et encore moins commode. Bien que j’insiste auprès de mes participants pour qu’ils lisent toujours avec un pointeur, je ne suis pas encore allé jusqu’à leur imposer d’écouter les films sous-titrés, un œil fermé.

janvier 2, 2018 3:26 PM

Ne perdez pas votre temps avec des techniques qui ne fonctionnent pas.

Le journal londonien The Guardian, traite de la lecture rapide dans un article dont le titre proclame :
Les prétentions de la lecture rapide discréditées par une nouvelle étude, les lecteurs «devraient se méfier des promesses pour augmenter leur vitesse sans affecter leur compréhension », affirment les chercheurs

Si un cours de lecture rapide vous explique que vous devez travailler l'une des trois options suivantes, dites-vous que c'est de la pseudoscience.

- Élargir l'empan de l'oeil afin de lire par groupe de mots
- Lire avec la vision périphérique
- Éliminer la sous-vocalisation

Les chercheurs discréditent aussi ce que j'appelle un tachistoscope. Ce sont les applications qui font défiler des mots. Comme celui-ci qui est gratuit.

Et moi, où est-ce que je me situe ?

Depuis 10 ans, je dénonce dans ces pages la pertinence des tachistoscopes et la prétention qu'on puisse éliminer la sous-vocalisation ou élargir l'empan de l'oeil.

J'accorde une grande importance à la rétention que je distingue de la compréhension. La compréhension dépend de notre bagage de connaissances antérieures. Je ne peux pas en une journée de formation améliorer vos connaissances encyclopédiques. Par contre, j'enseigne des stratégies comme le SQ3R que j'appelle lecture dynamique et qui favorise la compréhension, mais je ne la mesure pas.

J'enseigne surtout comment mieux retenir l'information factuelle et ça je le mesure. Comme la rétention et la compréhension sont intimement liées (on ne peut pas comprendre ce qu'on n'a pas retenu), cela favorise nécessairement la compréhension.

LIREMIEUX.CA contient 23 tests. La vitesse ne doit pas nuire à la rétention; les participants doivent viser 80 % de rétention. Les tests servent à s'assurer que l'apprenant est à l’aise avec la méthode et que l'accroissement de la vitesse ne s'est pas fait au détriment de la compréhension.

Pour la vitesse, les bons lecteurs varient leur vitesse de lecture selon la pertinence ou la difficulté du texte. De plus, ils ne lisent pas silencieusement les mots à la vitesse d'une conversation orale normale, soit de 150 à 200 m/m ; ils lisent silencieusement comme ces personnes qui parlent à un débit rapide à la limite de l'audible et de la bonne prononciation.
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C'est difficile de parler vite et de comprendre quelqu'un qui parle vite, à cause des limites de notre appareil phonatoire. Mais en lecture silencieuse, il est facile de s'entraîner afin de parvenir à se dire à soi-même le texte très rapidement. Cette vitesse varie selon les dispositions de chacun, elle se situe pour la majorité des gens entre 300 et 600 m/m.

Récapitulons :
- Une conversation se déroule à une vitesse variant entre 150 et 200 m/m.
- Le lecteur moyen lit silencieusement un peu plus vite que la parole soit entre 200 et 250 m/m.
- Les très bons lecteurs lisent entre 300 et 400 m/m.
- Seulement 1 % de mes participants commencent la formation à une vitesse supérieure à 400 m/m avec 80 % de rétention, ce qui les classe dans la catégorie des lecteurs rapides.
- Près de 30 % de mes participants terminent la formation à cette vitesse, toujours avec 80 % de rétention.
- La vitesse moyenne de mes participants à la fin de la formation se situe entre 350 et 400 m/m et leur rétention passe de 75 à 80 %.

Mes prétentions sont beaucoup plus modestes que la plupart des cours de lecture rapide, mais beaucoup plus réalistes.

décembre 30, 2017 6:30 PM

Je n'enseigne pas la lecture en diagonale

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Je n'enseigne pas la lecture en diagonale, mais j'enseigne une stratégie de lecture dynamique, la lecture sélective, qui vous permettra d'aller rapidement à l'essentiel d'un texte long et de retenir à long terme les idées lues.

Vous pouvez apprendre gratuitement cette stratégie originale et extrêmement puissante, tout en étant facile à apprendre, en suivant le cours «Comment lire 10 livres par semaine!», vous n'avez qu'à vous inscrire à l'InfoLectureRapide !

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décembre 22, 2017 11:18 PM

La lecture rapide ne s'applique pas à la lecture des LISTES (4)

La lecture rapide ne se prête pas bien à la lecture :
1- de la poésie,
2- des panneaux routiers,
3- des menus,
4- des listes
5- et des sous-titres au cinéma.

Pour les listes, cela dépend de la nature de la liste.

Il y a 20 ans, quand j'ai commencé à enseigner la lecture rapide, je faisais une série d'exercices avec mes participants qui avait pour but de démontrer qu'on ne prend pas plus de temps à lire un caractère qu'à n'en lire dix et même plus.

Voici l'exercice :

1— Chronométrez le temps que cela vous prend pour lire chaque lettre de cette colonne :

g
a
r
u
i
g
m
l
q
w
x
d
f
p
f
d
h
m
a
c

Votre temps : _________secondes
Nombre de caractères : 20

2— Chronométrez le temps que cela vous prend pour lire chaque syllabe de cette colonne :

bas
mur
clou
rot
bien
bon
mal
nul
roi
sir
fait
lien
toi
qui
non
but
chat
cul
taon
pur

Votre temps : _________secondes
Nombre de caractères : 66

3— Chronométrez le temps que cela vous prend pour lire chaque mot de cette colonne :

commission
catholique
musulman
étranger
xénophobe
raciste
souveraineté
identité
niqab
intolérance
identité
cathédrale
torture
nazisme
différence
adaptation
immigration
religion
liberté
acceptation

Votre temps : _________secondes
Nombre de caractères : 183

En principe, si vous êtes un lecteur moyen, vous devez avoir pris à peine plus de temps pour lire la troisième liste qui contient pourtant neuf fois plus de caractères que la première et presque trois fois plus que la deuxième. Et votre rétention des mots doit être très supérieure, puisque la première liste n'avait aucun sens, que la deuxième faisait très peu de sens, alors que la dernière contient des mots faisant référence à un dossier chaud de l'actualité.

Les exercices se continuaient avec des groupes de mots, puis des mots jumelés mais séparés par un nombre grandissant de frappes. Le tout visait à démontrer que la lecture par groupe de mots permet une vitesse plus grande. Je ne fais plus ces exercices que j'ai remplacés par des exercices de lecture sélective et d'écrémage beaucoup plus utile.

Mais là où je veux en venir, c'est que si votre vitesse varie peu entre la première et la troisième liste, il en sera de même pour un lecteur rapide qui ne lira pas ces listes significativement plus vite qu'un lecteur moyen.

Pourquoi ? Parce que lire c'est chercher du sens et qu'un lecteur rapide est plus efficace à dégager les idées d'un texte, mais pas d'une liste...

Par contre s'il s'agit d'une liste d'idées et que chacune est exprimée par une phrase complète, il sera plus rapide. Il n'aura pas tout retenu, toutefois il aura identifié plus efficacement l'idée ou les quelques idées qu'il estime pertinentes.

décembre 10, 2017 1:25 PM

émoticones 3Démoticones 3Démoticones 3D

Lire plus et lire mieux = Accomplissement & Réussite

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novembre 30, 2017 11:26 AM

La lecture rapide ne s’applique pas à la lecture des MENUS (3)

La lecture rapide ne se prête pas bien à la lecture :
1- de la poésie,
2- des panneaux routiers,
3- des menus,
4- des listes
5- et des sous-titres au cinéma.

Lorsque je donne mon séminaire de lecture rapide, à la pause du dîner, c'est immanquable, il y en a toujours un pour demander, à la blague, si on doit lire le menu rapidement.

Lire c'est chercher du sens. Quand je lis le menu je cherche un plat qui correspond à mon appétit et à mon goût du moment. Je saute rapidement les parties qui ne me concernent pas, les petits déjeuners, la section des vins, pour aller immédiatement au menu du jour et généralement, le midi, je cherche un repas riche en protéine, léger en glucide et pauvre en gras, parce que cela diminue la tendance à somnoler en début d'après-midi. Quand je vois un plat qui contient du poulet, je m’y attarde.

On fait tous cela. Cela s’appelle du repérage. Comme chercher un nom dans l’annuaire, comme chercher un mot dans le dictionnaire. Ce n’est pas de la lecture rapide. Mais c’est une des cinq étapes de la lecture sélective.

novembre 24, 2017 12:21 PM

La lecture rapide ne s’applique pas à la lecture des PANNEAUX ROUTIERS (2)

La lecture rapide ne se prête pas bien à la lecture :
1- de la poésie,
2- des panneaux routiers,
3- des menus,
4- des listes
5- et des sous-titres au cinéma.

Pourquoi des panneaux routiers ?

Parce qu'il y a quelques années, au Salon du livre de Québec, un individu m'a abordé en me disant qu'il avait suivi mon cours de lecture rapide et que, semble-t-il, il m'avait impressionné par sa vitesse de lecture. Je ne me souvenais pas de lui.

Il a ajouté qu'il enseignait maintenant la lecture rapide. Puis pendant 20 minutes, il m'a expliqué ce qu'est la lecture rapide !!! Un raseur, comme disent les Français.

Dans son cours, me disait-il - et voilà où je veux en venir - il enseigne que l'on peut s'entraîner à la lecture rapide à tout moment. Que lui, lorsqu'il est en automobile et qu'il voit un panneau routier, PAF!, en un coup d'oeil il le saisit.

J'ai trouvé cela farfelu. Parce que la lecture rapide est destinée, principalement, à la lecture des textes ayant du sens. Je ne crois pas que ma vitesse de reconnaissance des informations contenues sur les panneaux routiers soit significativement supérieure à celle d'un lecteur moyen. La différence n'est pas significative. Et comme façon de s'entraîner, c'est ridicule !

Malheureusement, il y a beaucoup de gens comme cela qui s'improvisent prof. de lecture rapide et qui contribuent à discréditer la lecture rapide.

Je rencontre souvent des gens qui me disent qu'ils ont suivi un cours de lecture rapide et que cela ne leur sert pas. Qu'il ne voit pas l'intérêt de lire aussi vite et de ne rien retenir. Je leur explique alors que la principale caractéristique d'un lecteur rapide, c'est sa flexibilité. Qu'un bon lecteur ne lit pas tout à la même vitesse et qu'il n'approche pas tous les textes de la même façon; que la lecture dynamique, la lecture sélective et l'écrémage sont des techniques qui permettent d'ajuster notre vitesse à notre besoin. Et que lire de cette façon procure un plus grand plaisir de lire. Mais je n'en rescape pas beaucoup: le mal est fait.

Ma cyberformation LIREMIEUX.CA contient 23 tests de rétention. Le but : permettre de s'assurer que la vitesse ne se fait pas au détriment de la compréhension et de la rétention (qui sont intimement liées).

novembre 23, 2017 10:36 AM

La lecture rapide ne s’applique pas à la lecture de la POÉSIE (1)

Y a-t-il des domaines où la lecture rapide ne s’applique pas ?

Bien sûr !

La lecture rapide ne se prête pas bien à la lecture :
1- de la poésie,
2- des panneaux routiers,
3- des menus,
4- des listes
5- et des sous-titres au cinéma.

Commençons par la poésie.

C’est Léo Ferré qui a dit que la poésie n’est pas faite pour être lue silencieusement, mais pour être entendue.

La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie; elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale, tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
Léo Ferré

Alors qu'au contraire, la lecture rapide ne se fait qu'en lecture silencieuse…

Demain : les panneaux routiers...

novembre 22, 2017 10:30 AM

PhotoLecture : Comment lire à 800 000 mots/minute !

AVERTISSEMENT: Je n'endosse pas la photolecture. Une étude commandée par la NASA a démontré qu'un instructeur de photoreading, soumis à des tests, lisait moins vite en photolecture qu'en mode de lecture normal, et qu'il comprenait moins bien, même s'il avait l'impression du contraire. À lire absolument : Le dernier clou dans le cercueil de
Photoreading

À côté de PhotoReading, la lecture rapide c’est pour les escargots…

Repérage ou lecture ?
Au début, le promoteur de PhotoReading, Paul Scheele, présentait son approche non comme une méthode de lecture, mais comme un outil de repérage. Quand j'ai suivi son cours il y a plusieurs années, c'est ce qui était annoncé. Maintenant, dans ses publicités, il laisse croire que c’est une certaine façon de lire. Ainsi, il affirme avoir lu un texte à 800 000 m/m (le texte était projeté sur un écran à raison de plusieurs milliers de mots à la fois). Et il prétend avoir retenu 70 % du contenu. En fait, il raconte qu’il était capable de répondre aux questions qu’on lui posait en se fiant à son intuition sans aucune assurance quant à la validité de ses réponses...

Voici sa méthode :

1- La préparation (cinq minutes) : Fixez-vous un but de lecture : Que voulez-vous savoir ?
2- Relaxation : Prenez trois grandes respirations en évoquant votre but et en visualisant le résultat.
3- Survol (5 à 15 minutes) : Survolez le texte à la recherche des passages répondant à votre but.
4- Les mots déclencheurs (5 minutes) : Feuilletez le livre en notant une vingtaine de mots qui attirent votre attention.
5- La photolecture : Parcourez tout le livre, en état de relaxation, au rythme d’une page à la seconde, en fixant la séparation entre les pages, sans lire.
6- Lecture ciblée (10 minutes) : Rappelez-vous votre but. Parcourez le livre à la recherche des passages pouvant répondre à votre but. Lisez, ici et là, les passages qui attirent votre attention (jamais plus d’une page ou deux à la fois).
7- Lecture rapide (réactivation) : (déterminez un temps maximum de lecture et respectez-le) : Lisez les passages identifiés lors de l’étape 6.
8- Carte heuristique(15 minutes) : Faites une carte heuristique associant et illustrant les notions que vous venez d’apprendre.

Si vous faites le compte, vous êtes loin des 25 000 mots/minute. Les 25 000 m/m en réalité ne font référence qu’à l’étape 5. Pour arriver à 800 000, un logiciel de défilement de pages est nécessaire. Avec Kindle sur mon MiniPad, j'arrive à dépasser les 25 000 m/m, mais pour le sens...

L’étape 5 consiste à permettre à votre inconscient d’enregistrer le détail de chaque page. Nous aurions une mémoire absolue. Tout serait enregistré, même les motifs de la tapisserie de la cuisine de votre ami d’enfance chez qui vous n’êtes allé qu’une seule fois à l’âge de huit ans et que vous n’avez même pas remarqués consciemment. Quelquefois en explorant les zones du cerveau, les expérimentateurs activeraient des mémoires oubliées. À ce moment, les patients seraient en mesure de revivre des évènements survenus des décennies auparavant et de décrire les scènes en détail. Et notre intuition aurait accès à cette mémoire absolue.

Après avoir photographié un livre de cette façon, votre inconscient ou votre intuition serait en mesure de vous guider, en principe, facilement vers ce que vous cherchez. C’est à cela que sert le PhotoReading, repérer facilement des informations contenues dans un livre.

Est-ce que ça marche ?
Je l’ai fait avec un livre. Et, honnêtement, j’ai réussi à trouver de façon immédiate l’information que je cherchais. Résultat fantastique ou coïncidence ? Supposons qu’il s’agit d’une preuve que la méthode fonctionne. Le problème, c’est que c’est utile seulement pour les livres de référence et les manuels. Et c'est bien précisé dans la méthode. J’ai donc décidé d’essayer avec un dictionnaire. Je n’ai pas terminé. Pourquoi ? Même à une seconde la page, tourner les pages d’un dictionnaire cela prend près d’une heure et c’est extrêmement fastidieux. Alors en cours de route, on finit par se dire : « quand j’aurai besoin d’une définition, je la chercherai ! » Pour un manuel, c’est la même chose : je me servirai de l’index ou de la table des matières. Et maintenant avec les ordinateurs, F8 fait tout le travail.

Comment développer les SUPERPOUVOIRS de la photolecture sans perdre votre temps et votre argent ?
Vous n’avez pas besoin d’acheter cette méthode et de vous entraîner des heures pour tester les prétentions de Photoreading. Vous n'avez qu'à couper la méthode en deux en sautant les étapes inutiles.

La photolecture revisitée :

1- La préparation (cinq minutes) : Fixez-vous un but de lecture : Que voulez-vous savoir ?

2- Survol (5 à 15 minutes) : Survolez le texte à la recherche des passages répondant à votre but.

3- Lecture rapide (réactivation) : (déterminez un temps maximum de lecture et respectez-le) : Lisez les passages identifiés à l'étape précédente.

4- Carte heuristique(15 minutes) : Faites une carte heuristique associant et illustrant les notions que vous venez d’apprendre.

Mieux encore, prenez un vrai cours de lecture rapide smileys Clin d oeil

octobre 29, 2017 5:16 PM

Comment se fait-il que vous ne promettiez qu’une amélioration de 50 à 150 % alors que certains cours promettent des progrès de plus de 400 % ?

(J'ai publié ce billet pour la première fois, il y a exactement 11 ans. J'y indiquais à l'époque que je n'avais rencontré que trois participants qui avaient terminé ma formation à plus de 800 mots/minute avec 80 % de rétention. Aujourd'hui, je suis rendu à 11, dont deux dernièrement – le père et le fils, lors d'un même séminaire en France. J'ai depuis également rencontré une jeune fille de 13 ans qui reste à ce jour la seule personne que j'ai pu observer lire à plus de 900 et même 1000 mots/minute. J'en ai parlé ici et ici.)

Il y a deux écoles en lecture rapide, ceux qui prétendent qu’on peut lire à plus de 1000 m/m, et ceux qui, comme moi, offrent des objectifs plus réalistes: c’est-à-dire d'en arriver à lire entre 300 et 600 m/m avec une compréhension adéquate, soit une rétention de plus de 80 % des idées contenues dans un texte ludique de niveau secondaire. Je vous rappelle que le lecteur moyen lit entre 200 et 250 m/m, et que 99 % des gens lisent en bas de 400 m/m.

Après plus de 30 ans d’étude de la lecture rapide, je n’ai jamais personnellement dépassé 600 m/m avec 80 % de rétention pour une vitesse nette (vitesse multipliée par la rétention) de 480 m/m. J’ai rencontré seulement quelques participants, trois en fait sur quelques milliers, qui ont terminé mon séminaire avec une vitesse nette approchant les 800 m/m. Ce qui est extraordinaire, c’est presque deux fois ma vitesse nette, plus de quatre fois celle du lecteur moyen. J’ai fini par réaliser que ceux qui affirment lire à plus de 1000 m/m le font au détriment de la compréhension et de la rétention ou qu’il ne mesure pas adéquatement leur vitesse. (Pour plus de détails sur cette question, je vous invite à lire les chroniques qui suivent.)

Daniel Gagnon

octobre 22, 2017 4:21 PM

À propos de moi

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Je suis Daniel Gagnon, orthopédagogue, et j’ai consacré ma vie à l'enseignement de la lecture. Voici, en bref, mon histoire à titre de formateur en lecture rapide :

En 1996, j'ai suivi un cours de lecture rapide. Le formateur, M. Steve Harris, qui venait d'Ottawa, m'a offert d'organiser pour lui des formations à Québec. J'ai dit oui. Ce fut un grand succès. Il m'a demandé, si je voulais prendre la relève. J'ai dit oui. Depuis, j'ai formé des milliers de personnes, sur trois continents; écris un livre sur la question ; développé une cyberformation pour les écoles; et je travaille sur un autre livre. Je suis heureux à faire ce que j'aime : lire, lire, lire.

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Le diplôme en Adaption Scolaire permet de travailler comme orthopédagogue. Les orthopédagogues sont des enseignants spécialisés dans l'aide aux personnes en difficulté d'apprentissage, principalement en lecture.


Je détiens une maîtrise en psychopédagogie sur l’apprentissage précoce de la lecture et les neurosciences alors que ce terme n'existait pas encore.

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Je suis fier de ce diplôme. J’ai travaillé très fort pour l’obtenir. Il m’a valu des félicitations comme «modèle d’étudiant de maîtrise» par mes professeurs qui signalaient ainsi ma curiosité et mes initiatives.


Depuis 20 ans, je me suis spécialisé dans l’enseignement des habiletés avancées en lecture, approche connue sous le nom de LECTURE RAPIDE. Ma mission : enseigner aux lecteurs, débutants comme experts, comment :
• lire plus vite et mieux,
• aller rapidement à l’essentiel,
• retenir davantage à court et à long terme,
• être un lecteur efficient et découvrir le plaisir de lire.

J’ai formé à la lecture rapide des milliers de personnes sur trois continents, en France, en Afrique (Sénégal, Mali, Congo), au Mexique et bien sûr au Canada.

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À Dakar, le vendredi c’est le jour de la prière et on porte le Boubou. En personne, c’est très élégant et majestueux.

Je suis l’auteur du livre, «La lecture rapide adaptée aux enfants», qui s’adresse aux parents et aux enseignants du primaire. Ce livre vise à introduire dans l’enseignement de la lecture deux éléments propres à la lecture rapide qui aident grandement les enfants à lire mieux et à aimer lire. Les résultats obtenus jusqu’à maintenant s’avèrent impressionnants. Les témoignages que je reçois, comme celui de cette enseignante, me vont droit au cœur :
« … ils ont tous bien progressé en rapidité, en compréhension de lecture et surtout : ils ont tous le goût de lire. De nombreux parents viennent me dire leur étonnement pour cette nouvelle passion. »
Élisabeth Meignan, enseignante CE1 (2e année)

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Disponible en format numérique sur Amazon et en format papier sous le titre «Quand lire rime avec plaisir ».

Pour en savoir plus sur ce livre


Comment mes recherches m’ont permis de développer une méthode simple sans techniques ridicules et fausses prétentions ?

C’est au début des années 70, que j’ai entendu parler pour la première fois d’un lecteur prodige, Jacques Bergier, dont on disait qu’il lisait à plus de 1000 et même 2000 mots à la minute.

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J’ai immédiatement rêvé de développer ce pouvoir extraordinaire.

J’ai suivi mon premier cours de lecture rapide en 1975. La méthode Reading Dynamics d’Evelyn Wood, célèbre pour avoir formé John Kennedy à la lecture rapide.

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Depuis, j’ai lu tout ce que j’ai pu trouver sur la lecture rapide. J’ai suivi tous les cours les plus connus et beaucoup d’autres moins connus, en personne ou par correspondance.

Deux méthodes fondamentales se démarquent : la méthode Richaudeau en France et la méthode Evelyn Woods aux États-Unis.

La méthode Richaudeau met l’accent sur l’élimination de la sous-vocalisation et le développement de l’empan de l’œil. Elle utilise des outils, comme une simple cache en papier ou des logiciels de défilement de mot, pour s’exercer avec des groupes de mots vus de plus en plus rapidement.

La méthode Evelyn Woods met l’accent sur l’utilisation d’un pointeur et de très longs entraînements. Ils consistent à parcourir des textes très rapidement, en diagonale ou en traçant un grand S, en vue de déclencher la capacité de saisir les idées plutôt que les mots.

À peu près tous les livres et tous les cours qui existent copient, avec quelques variantes, ces deux approches. Toutes ces méthodes voient différentes façons de survoler un texte pour en saisir l’essence. Ces techniques de survol sont appelées notamment : lecture dynamique, écrémage, lecture sélective.

Ces dernières années, l’approche photoreading a connu du succès en promettant 25 000 mots à la minute grâce au « pouvoir de notre subconscient ». En réalité, les 25 000 mots ne représentent qu’une des cinq étapes de la méthode. Au final, en complétant les cinq étapes, non seulement vous ne lisez pas plus rapidement, mais vous démontrez une moins bonne compréhension, même si vous avez l’impression du contraire. J'en parle plus en détail dans cette série de chroniques : ICI

Dans ma quête du «Graal» de la lecture rapide, je n’ai rien vécu de « magique » ! Plus de 80 % de ces cours frôlent les limites de la fraude. Voici ce qu’une métarecherche (une recherche qui compile d’autres recherches) dit de ces approches :

• Leurs promesses ne sont pas au rendez-vous. 

• On ne peut pas élargir l’empan de l’œil ni éliminer la sous-vocalisation. »

• Au-delà d’une certaine vitesse, les gains se réalisent au détriment de la compréhension.

Toutefois, de suivre tous ces cours m’a permis de développer une approche qui reprend le meilleur de ces méthodes. J’ai distingué ce qui fonctionne de ce qui ne fonctionne pas et créé une méthode qui se démarque par sa simplicité et sa rigueur.

TOUT LE MONDE (les lecteurs très lents comme les super lecteurs) peut augmenter sa vitesse de lecture de 25 à 150 % tout en maintenant une bonne compréhension (80 % de rétention d'un texte ludique facile). Il s'agit de prendre l'habitude de lire avec un pointeur qui favorise la concentration (lire rapidement demande de la concentration), et s'habituer à sous-vocaliser rapidement. Ces deux techniques sont spécifiques à la lecture rapide. C'est ce qu'enseigne ma cyberformation liremieux.ca.

TOUT LE MONDE a aussi besoin de réviser ses stratégies de lecture. Si vous en avez peu, c'est un must: vous gagnerez énormément de temps et découvrirez le plaisir de lire, c'est garanti. Si vous êtes un universitaire qui lisez plusieurs heures par jour et que lire est votre gagne-pain: consacrer une heure ou deux à affuter vos outils est aussi un must. Tous les grands sportifs ont un coach qui les aide à ajuster leurs techniques et leurs stratégies. Liremieux.ca décrit ces techniques, mais ne les pratique pas; le cours à venir « COMMENT LIRE 10 LIVRES PAR SEMAINE ! » présente ces techniques en détail et vous accompagne dans leur pratique.

Je suis convaincu d'offrir le meilleur cours de lecture rapide qui soit. Du moins, j'ai passé une grande partie de ma vie à m'intéresser à l'enseignement de la lecture et à chercher honnêtement le meilleur moyen de devenir un lecteur rapide, et c'est le résultat de ces recherches que je vous offre.

Voici la question à vous poser avant de choisir une approche :
« Est-ce que la thèse est formulée clairement et qu’à la lumière du gros bon sens elle n’est pas absurde ? »
Normand Baillargeon Légendes pédagogiques

Je peux vous assurer que comme pour des milliers de personnes à travers le monde, si vous complétez ce cours et LIREMIEUX.CA, vous deviendrez un lecteur avide et efficient.

Si vous avez des questions ou des commentaires, n'hésitez pas à communiquer avec moi.

Au plaisir,

Daniel Gagnon

Psst !
Inscrivez-vous à l'InfoLectureRapide afin recevoir gratuitement le cours « COMMENT LIRE 10 LIVRES PAR SEMAINE ! » lorsqu'il sera terminé (livraison prévue pour la fin octobre).


Le journal LES AFFAIRES l'affirme :

" Les gestionnaires qui pratiquent la lecture rapide peuvent gagner jusqu'à cinq heures par semaine et retiennent davantage ce qu'ils ont lu. "

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Pour lire le contenu intégral de cet article

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Pour lire cet article.

octobre 5, 2017 9:36 AM

VOS BESOINS SONT URGENTS !

Cours particulier

Si vos besoins sont aigus et pressants, je vous offre l'opportunité de bénéficier d'un cours particulier de 3 heures dans le confort de votre demeure. Adapté à vos besoins et très intense, il vous permettra d'acquérir l'essentiel des techniques et des stratégies qui vous aideront à venir à bout de la charge de lecture qui vous stresse.

Écrivez-moi pour me décrire vos besoins à l'adresse courriel en bas de la colonne de droite.*

*Je ne pratique plus l'orthopédagogie auprès des enfants ni des adultes.
Il n'y a pas de tarifs étudiants ou réduits pour les cours particuliers. Mes tarifs sont ici.

avril 25, 2017 5:50 PM

Prenez le contrôle de vos lectures !

Si vous êtes un professionnel pour qui lire est une activité stratégique, mon séminaire de lecture rapide vous procurera un gain d’efficacité important. Des milliers de professionnels considérent, aujourd'hui, que ce séminaire a été un choix déterminant dans leur carrière et qu’ils auraient dû entreprendre cette formation bien avant.

« C'est professionnellement le meilleur investissement que j'ai fait ces dernières années. Je consacre plusieurs heures par jour à la lecture et j'ai vu mon efficacité doubler. La rentabilité est évidente... »

Jocelyn Pinet, auteur, expert-conseil international, président de Pinet & Associés

Aller plus loin en lisant plus vite !

La lecture constitue un moyen privilégié d'apprendre et de croître. Ce séminaire de lecture rapide vise à vous donner un accès plus grand à la richesse littéraire et à la connaissance. Il ne s'agit pas seulement de lire plus vite, mais aussi de comprendre mieux et de tirer le meilleur parti de ses lectures, sans sacrifier le plaisir de lire, au contraire...

« Cette formation m’a permis d’être mieux outillé et de lire plus efficacement non seulement en augmentant ma vitesse et ma rétention mais aussi en changeant tout simplement ma façon de lire et d’aborder un texte. Le plus surprenant est que mon goût pour la lecture et le plaisir de lire ont tous deux augmenté également. »

R.P. Md

Simplicité et efficacité !

L'accent est mis sur la pratique des techniques. Il s'agit d'approches simples, efficaces et éprouvées.

« En fait, j'ai assisté à un atelier professionnel, basé sur la science et le gros bon sens. (…)Au final, en plus de lire plus vite et mieux, on développe des approches stratégiques de la lecture : tout à fait dans mes préoccupations. »

Pierre Pilon, consultant en processus décisionnel www.pierrepilon.com carnet du 23/06/05

Une pédagogie dynamique !

En plus d'un manuel d'une centaine de pages très complet, vous recevrez de nombreuses cartes heuristiques (cartes mémoires) pour vous aider à intégrer aisément les notions et les techniques vues, et cinq courriels de suivi dans les semaines qui suivent.

« Votre E-mail est aussi amusant et dynamique que votre cours ! »

Annie Jolin, Adm.A., GIA

Réglez enfin vos problèmes de concentration !

Le principal gain d'un cours de lecture rapide, c'est une concentration accrue. Quatre techniques simples vous permettront d’accroître considérablement votre concentration. Vous apprendrez enfin comment éliminer les problèmes de rêveries.

« Non seulement j'ai pu retenir de nombreux détails qui m'échappaient auparavant (parce qu'alors, ma lecture était lente et que j'y perdais de l'intérêt ainsi que de la concentration), mais en plus, j'ai retrouvé le plaisir de lire. (…) »

C. H. Ministère du Revenu

Réglez enfin vos problèmes de surinformation !

Vous apprendrez les stratégies des lecteurs prodiges, ceux qui lisent 10 fois* plus rapidement qu’un lecteur moyen, et celles des meilleurs universitaires, ceux qui lisent plusieurs livres par semaine.

Dorénavant les « briques » de 400, 500, 600 pages ne vous feront plus peur, grâce à la lecture sélective.

Plus jamais vous n’aurez de revues qui s’accumulent sur votre bureau et qui finissent à la poubelle sans avoir été lus, grâce à l'écrémage.

Vous ne vous buterez plus à ces paragraphes qui demandent plusieurs relectures pour être compris et qui rendent vos lectures interminables, grâce à la lecture dynamique.

*Peu de gens ont les dispositions nécessaires pour devenir un lecteur prodige, je ne promets pas ce genre de performance. Mais vous pouvez très bien vous inspirer de leurs techniques pour améliorer vos habiletés de lecture.

Réglez enfin vos problèmes de mémoire !

Dans les neuf heures qui suivent la lecture d’un texte, 75% de l’information lue est oubliée. Comment retenir les idées contenues dans un texte plus d’une journée, une semaine, un an, dix ans ? Il existe plusieurs moyens d’y parvenir, nous en verrons trois.

Daniel Gagnon
www.lecturerapide.info
www.lecture-rapide.ca

juin 25, 2016 12:46 PM

Efficacité, plaisir et valeurs

juin 7, 2016 8:47 AM

Cours particulier

Si vos besoins sont aigus et pressants, je vous offre l'opportunité de bénéficier d'un cours particulier de 3 heures dans le confort de votre demeure. Adapté à vos besoins et très intense, il vous permettra d'acquérir l'essentiel des techniques et des stratégies qui vous aideront à venir à bout de la charge de lecture qui vous stresse.*

Pour connaître les tarifs, vous devez me décrire vos besoins en m'écrivant à l'adresse courriel en bas de la colonne de droite.**

*Je ne pratique plus l'orthopédagogie auprès des enfants ni des adultes.
**Il n'y a pas de tarifs étudiants ou réduits pour les cours particuliers. Mes tarifs réguliers pour les séminaires publics sont ici.

avril 25, 2016 5:48 PM

Quels sont vos besoins ?

Mes enseignements répondent à trois types de besoins.

1- Le besoin des professionnels débordés de lecture.

Ce sont les personnes qui participent à mon séminaire ; principalement, des gestionnaires, des cadres, des scientifiques et des universitaires qui n’arrivent pas à venir à bout de leur charge de lecture. Avec eux, on voit plus que la vitesse, on voit les stratégies pour aller à l’essentiel. Je parle ici de lecture dynamique, d’écrémage et de lecture sélective. C’est plus poussé. En quelque sorte, la lecture rapide a été inventée pour eux, et c’est pour eux que j’ai écrit le livre : «Oubliez ce qu’on vous a dit sur la lecture rapide, tout est faux! Voici ce qui fonctionne :» Sorti, septembre 2016.
Pour s'inscrire.

2- Les besoins des parents d’élèves du primaire qui veulent aider leur enfant à développer concentration, décodage, fluidité, et vitesse.

Ma formation d’orthopédagogue m’a permis de réaliser qu’il y a deux choses qui sont enseignées en lecture rapide qui gagneraient à être enseignées aux apprentis lecteurs : lire avec un pointeur et faire des exercices de vitesse. Pour faire la promotion de cette idée, j’ai écrit un livre qui s’adresse aux parents : «Quand lire rime avec plaisir».
Pour l’apprenti lecteur, on vise la fluidité. La fluidité inclut la compréhension et un rythme de lecture comparable à la vitesse de la parole. Bien entendu, on espère que l’enfant développera le plaisir de lire, c’est une des très importantes missions de l’école. Le goût de lire va dépendre de la présence de livres et de lecteurs modèle dans l’environnement de l’enfant, mais le plaisir de lire dépend surtout de la compréhension. Difficile d’aimer lire si vous ne comprenez pas ce que vous lisez. Et la compréhension est favorisée par un minimum de vitesse. Dans le livre, j’explique des stratégies et des exercices adaptés au niveau de l’enfant pour l’aider à développer d’abord la fluidité, puis une vitesse qui dépasse celle de la parole.

3- Les élèves du secondaire doivent parvenir à lire plus vite que la parole, à retenir mieux et à découvrir le plaisir de lire pour la vie.

Pour eux, j’ai développé la cyberformation Liremieux.ca. L’objectif est de développer le plaisir de lire et la rétention. La vitesse favorise le plaisir de lire : si vous li-sez trop len-te-ment il est di-fi-ci-le d’ai-mer li-re. Et une des bonnes façons d’améliorer sa rétention à court terme, c’est de faire des tests. Répondre à des questions après avoir lu un texte est la meilleure façon de le retenir. Mais aussi, en sachant qu’il y a des questions qui vont suivre, le lecteur s’habitue à prêter attention, à remarquer ce qu’il lit. Liremieux.ca contient 23 tests pour un total de 225 questions.

À noter que Liremieux.ca peut s'adresser à tout le monde, si cela ne vous offusque pas d'être tutoyé.

avril 5, 2016 4:35 PM

La lecture rapide : la clé no.1 du succès en affaires !

Vous pouvez lire sur ce site les 100 caractéristiques d'un entrepreneur.

Voici le début de cet article (vous trouverez plus bas la traduction):

A Complete List of 100 Attributes of People Who Start Companies: How You Can Be One of America’s Entrepreneurs.

Here are one hundred characteristics and attributes of people who start companies—some born of experience, education or birth. Most can be learned by study and practice.

1. Speed reading. These days one needs to be able to read reports, white papers, newspapers, magazines, business literature and even blogs. If you are a reader that still sub-vocalizes each word, you just won’t be able to keep up. I think the will to read and the ability to read is paramount to your start up success.

(Traduction maison)

Comment être un entrepreneur en Amérique ? La liste complète des caractéristiques de ceux qui démarrent une entreprise.

Voici les 100 caractéristiques des gens qui démarrent des compagnies, quelques-unes sont issues de l'expérience, de l'éducation ou sont de naissance. La plupart peuvent être apprises par l'étude ou la pratique.

1. La lecture rapide. De nos jours, on a besoin d'être capable de lire des rapports, des journaux, des magazines, des livres d'affaires et même des blogues comme celui-ci. Si vous êtes un lecteur qui sous-vocalisez encore chaque mot, vous ne pourrez tout simplement pas soutenir la cadence. Je crois que la volonté de lire et la capacité de lire sont prépondérantes pour démarrer avec succès.

février 18, 2016 11:54 PM

Recherche importante sur la lecture rapide

Viens juste de paraître, une revue des recherches portant sur ce que l'on connaît de la lecture relativement aux prétentions des promoteurs de la lecture rapide. Elle démontre exactement ce que je défends sur ce blogue depuis des années, à savoir :

- On ne peut pas élargir l'empan de l'oeil
- Ni utiliser sa vision périphérique
- Et encore moins éliminer la sous-vocalisation

Quant aux applications qui font défiler des mots rapidement sur écran (tachistoscope), ça n'apporte rien.

Par contre, on ne parle pas de ce que j'avance : l'utilisation d'un pointeur favorise la concentration et permet un mouvement de l'oeil plus fluide ce qui favorise le développement d'une sous-vocalisation rapide grâce à des exercices de vitesse.

J'ai détaillé ma méthode lors d'une conférence diffusée au Canal Savoir. Vous pouvez y voir qu'à la lumière du gros bon sens ce que j'avance est simple et réaliste.

Plus de détails à venir.

février 12, 2016 4:16 PM

Pourquoi risquer de perdre mon plaisir de lire en cherchant à lire vite?

Extrait de mon livre : La lecture rapide adaptée aux enfants (numérique) ou Quand lire rime avec plaisir (papier).

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Vous n’êtes jamais obligé de lire vite. Quand vous lisez un roman, ou n’importe quel type de texte, vous n’êtes jamais obligé de forcer votre vitesse; vous lisez toujours à la vitesse qui vous convient. Il ne faut pas perdre de vue que la principale caractéristique d’un bon lecteur, c’est la flexibilité; seuls les mauvais lecteurs lisent tous les textes à la même vitesse avec la même approche. Le lecteur efficace varie son approche selon le type de document, selon les circonstances ou selon ses besoins. TOUTEFOIS, SAUF QUE, MAIS, CEPENDANT vous devrez toujours lire avec un pointeur. Le seul fait d’utiliser un pointeur vous permettra, sans avoir besoin d’y penser, d’être plus concentré. Vous serez alors plus absorbé par votre lecture. Vous embarquerez davantage dans l’histoire. Vous aurez plus de plaisir à lire. Et, sans en avoir conscience, vous lirez 50 – 100 – 150 mots plus rapidement qu’avant. L’utilisation d’un pointeur est une simple habitude qui prend quelques semaines à acquérir. Après ces quelques semaines, vous n’y penserez plus; il faut juste persévérer au début en combattant vos anciennes habitudes, c’est tout.

(Précision : Cet extrait sorti de son contexte peut laisser penser que le seul faire de lire avec un pointeur permet de lire plus vite, ce n'est pas le cas. Il faut préalablement s'entraîner à développer sa vitesse, puis le pointeur permet de conserver cette vitesse.)

Inscrivez-vous à mon prochain séminaire de lecture rapide.
Ou apprenez la lecture rapide en ligne à un coût modeste dès maintenant!

février 3, 2016 6:26 PM

La lecture rapide et la compréhension

Comment avez-vous appris à lire ?

En commençant par reconnaître l’abécédaire. Puis en apprenant à distinguer les voyelles des consonnes, à unir les consonnes et les voyelles afin de former des syllabes simples, puis des syllabes complexes et finalement des mots entiers.

Ou peut-être avez-vous appris avec la méthode globale, ou mot-étiquette, qui commence par présenter des mots aux enfants, puis quand ceux-ci en connaissent un certain nombre, ils sont capables de différencier les syllabes qui les composent.

Mais lire, c’est plus que de reconnaître des mots ou les décoder.

Avez-vous déjà reçu ce message et avez-vous été capable de le comprendre ?

« Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae. La suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire lrtete soenit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. »

Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une étude récente de l’université de Cambridge parce que cela est connu depuis plus de 50 ans. La Gestalt s’est beaucoup penchée sur la capacité du cerveau humain de reconstruire des associations incomplètes.

Si malgré ces contraintes, vous avez réussi à comprendre ce texte, c’est que le bon lecteur reconnaît les mots globalement. Il ne décode pas les mots syllabe par syllabe, sauf s’il s’agit d’un mot nouveau.

De plus, le contexte, la maîtrise du sens général lui permettent d’anticiper les mots, les phrases et même tout le contenu du texte.

Êtes-vous capable de terminer la phrase suivante ?

Ainsi que l’a dévoilé hier M. Justin Trudeau, premier ministre du ____.

Voilà, qui était facile. À moins que vous ne soyez vraiment pas intéressé par la politique canadienne. Mais si vous êtes Canadien et avez plus de 16 ans, il est fort probable que la réponse vous est venue sans hésitation. Vous n’avez pas besoin de lire attentivement tous les mots pour comprendre une phrase. Encore moins toutes les syllabes.

Maintenant, aurez-vous autant de facilité avec la phrase suivante :

La respiration diaphragmatique par son action péristaltique permet une meilleure _____________.

Si vous êtes médecin, vous aurez anticipé qu’il s’agit ici de la digestion. La respiration diaphragmatique, c’est respirer par le ventre. Le péristaltisme, c’est des compressions successives qui permettent au contenu de l’intestin de progresser…

Passionnant, n’est-ce pas ?

Tout ça pour nous permettre d’y aller de quelques évidences.

Notre compréhension en lecture dépend de notre connaissance du vocabulaire. Si vous ne connaissez pas le latin et qu’un texte est truffé d’expressions latines, vous ne comprendrez pas.

Voici une question qui m’est souvent posée : Est-ce que ma technique de lecture rapide est valable pour l’anglais ?

Ma réponse : Oui, si vous maîtrisez l'anglais!

Il en va de même pour les textes techniques dans un domaine qui est nouveau pour vous. La lecture rapide vous permettra de lire plus rapidement et de mieux comprendre, mais elle ne vous enseignera pas l’anglais ni la médecine.

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La lecture rapide ne vous enseignera pas l’anglais ni la médecine.

Car votre compréhension en lecture dépend aussi de votre bagage de connaissance antérieure. Plus vous maîtrisez un sujet, plus il vous sera facile de le lire rapidement et de le comprendre.

Toutefois, les stratégies de lecture dynamique que j'enseigne vous permettront d'approcher les textes contenant de nombreux termes nouveaux et dont le sujet vous est peu connu, de façon beaucoup plus efficace.

janvier 29, 2016 1:26 PM

Nouveau livre sur la lecture rapide

Je travaille sur un nouveau livre. Après m’être adressé aux parents, à titre d’orthopédagogue ayant découvert que la lecture rapide aidait les enfants ; je vais m’adresser aux gestionnaires, aux scientifiques, aux professionnels et aux universitaires qui sont débordés de lecture, en tant que spécialiste de la lecture rapide et efficace. La lecture rapide : ze book 😎

Demain, un extrait portant sur un problème important en lecture : les rêveries.

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James Tissot, Rêverie - Newton In An Armchair, 1878


Inscrivez-vous à mon prochain séminaire de lecture rapide.
Ou apprenez la lecture rapide en ligne maintenant!

janvier 24, 2016 1:53 PM

On me cite dans le journal français « 20 minutes »

Voici l'article : Comment lire un livre en 20 minutes?

En voici un autre où l'on parle des cours de lecture rapide et notamment de ceux en ligne sans malheureusement parler du mien, liremieux.ca, qui est honnêtement dans une catégorie à part (plus complet et unique dans son approche) : Le speed-reading est plein de ressources

Demain: l'intégrale de mon entrevue avec la journaliste (première partie)

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janvier 4, 2016 10:20 PM

Lecture rapide et science

Ce texte est tiré de la conclusion de mon livre « Quand lire rime avec plaisir » aussi disponible en version numérique sous le titre « La lecture rapide adaptée aux enfants », qui propose qu’on utilise la méthode du pointeur dans l’enseignement et la pratique de la lecture. Il s’agit d’une méthode simple, qui ne coûte RIEN et qui permet à tous, mais plus particulièrement aux élèves en difficulté, de devenir de meilleurs lecteurs qui aiment lire et lisent plus. Pour en savoir plus et encore plus.

CONCLUSION

Dans son livre Légendes pédagogiques, l’auteur et philosophe Normand Baillargeon dénonce l’adoption prématurée et sans preuve d’approches pseudo-scientifiques en éducation. Il recommande que toute nouvelle approche soit soumise à une évaluation expérimentale. Je souscris entièrement à cette idée.

Critères élevés
M. Baillargeon met la barre haute. Il demande des références béton ainsi que des tests rigoureux et répétés. La méthode du pointeur est loin de répondre à tous ces critères, nous sommes à quelques années de tels résultats. D’ailleurs, si j’ai écrit le présent livre, c’est notamment pour établir les bases de cette méthode et convaincre les intervenants en éducation de la tester afin d’en établir la crédibilité.

Gros bon sens
Par contre, j’estime que cette méthode satisfait aux critères de base exigés par M. Baillargeon, à savoir que la thèse est formulée clairement et qu’à la lumière du gros bon sens, elle n’est pas absurde. J’ajouterais qu’elle ne peut pas faire de tort. Au contraire, elle valorise la lecture, aide les élèves en difficultés — ne serait-ce que temporairement — et si au pire elle faisait perdre du temps, ce serait largement compensé par l’effet Pygmalion décrit au chapitre 4.

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janvier 2, 2016 11:29 AM

Des outils pour apprendre: Sommeil, mémoire et lecture rapide

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Voici, tel que diffusé au Canal Savoir en HD, l’intégral de mon exposé sur la lecture rapide à la conférence de l’AELIES sur les « Outils pour apprendre : mémoire, sommeil et lecture rapide ». Vous y apprendrez les bases de la lecture rapide : pourquoi l’utilisation d’un pointeur favorise la concentration, comment développer sa vitesse et quoi faire pour avoir une meilleure compréhension.

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Sommeil et mémoire
L’exposé sur le sommeil a suscité beaucoup d’intérêt. Et l’exposé de mon ami Pierre Pilon sur le « mind mapping » a non seulement converti ma jeune amie Mathilde Chaloult-Lavoie, mais il lui a aussi suffi pour lui permettre d’en faire.

À voir et revoir absolument.

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décembre 21, 2015 2:36 PM

Conférence sur la lecture rapide

Ma participation à la conférence « DES OUTILS POUR APPRENDRE : MÉMOIRE, SOMMEIL ET LECTURE RAPIDE » sera bientôt présentée au Canal Savoir. Vous trouverez les dates de diffusion ici.

Si vous ne pouvez pas attendre, vous pouvez visionner une version « brute » sur YouTube.


décembre 1, 2015 12:31 PM

Mémoire Plus : témoignage

Témoignage spontané de Karine, de la région de Paris, qui a suivi mon dernier Atelier Mémoire Plus (le prochain aura lieu à Paris le mardi 8 décembre 2015, INSCRIVEZ-VOUS !)

Bonjour Daniel

Merci pour ce suivi proposé qui nous permet de rester motivés.

Grâce à la technique du crochet phonétique, j’ai pu épater mon fils de 17 ans, qui est le magicien de la famille.
Un vrai régale de voir dans ses yeux son étonnement quand il me demande les 20 mots dans le désordre et que chaque mot vient avec une facilité déconcertante. Il m'a donc mis au défi d’en retenir 5 de plus dans une semaine, il m'a surtout demandé de lui apprendre la technique pour bluffer ses amis.
Un tour de magie supplémentaire 😜

Merci et je continue mes entraînements.

Bon retour à Québec!

Karine

novembre 26, 2015 12:07 PM

Êtes-vous débordé de lecture?

Lisez de 50 à 150 % plus vite!

Orthopédagogue, j’enseigne une approche rigoureuse de la lecture rapide depuis 1997.
Je ne me suis pas improvisé spécialiste de la lecture rapide :
• Je détiens une maîtrise en psychopédagogie ayant porté notamment sur l’apprentissage précoce de la lecture.
• J’ai travaillé avec les enfants ayant des problèmes de lecture.
• J’ai enseigné les habiletés avancées en lecture aux professionnels sur trois continents.
• Je suis l’auteur du livre « Quand lire rime avec plaisir » qui s’adresse aux parents d’élèves du primaire.
• Je suis le concepteur du cybercours www.liremieux.ca qui s’adresse aux élèves du secondaire.

Lors de mon séminaire, vous apprendrez à lire tous les mots de 50 % à 150 % grâce à la méthode du pointeur.

Si votre rétention est déjà bonne, elle le demeura; si elle est insatisfaisante, elle s’améliora.

Vous apprendrez à mémoriser à long terme les idées lues. Je donne aussi un cours sur la mémoire (sur les mnémotechniques en fait) et j’y explique que nous avons plusieurs sous-mémoires. En lecture, la mémoire qui nous intéresse, c’est celle des idées lues. Nous verrons qu’une idée n’est pas complète tant qu’elle n’est pas exprimée. Nous mémorisons ce qui nous frappe et ce qui nous sert, pour le reste, le cerveau s’empresse de s’en débarrasser.

Je n’enseigne pas la lecture en diagonale. Lorsqu’une personne vous dit qu’elle a lu un texte en diagonale, ce qu’elle veut vous dire, c’est qu’elle ne l’a pas lu… Par contre, j’enseigne la lecture sélective, afin d’aller à l’essentiel, et l’écrémage, qui permet de négliger ce qui va de soi, car, vous aurez beau doubler ou même décupler votre vitesse de lecture, il vous sera toujours impossible de tout lire.

Il y a quelques années, j’ai donné ma formation à une trentaine de juges de la Cour du Québec. La juge qui m’a présenté avait suivi mon séminaire lorsqu’elle était avocate à la Sureté du Québec. Elle a raconté que mon cours lui avait permis de lire au quotidien 50 % plus vite, mais qu'en ce qui concerne les jurisprudences, sa vitesse avait été multipliée par 100. Elle a certainement exagéré, mais beaucoup d’anciens participants m’ont signalé que la lecture sélective et l’écrémage avaient fait d’eux des lecteurs « déchaînés » qui lisent beaucoup plus avec un plus grand plaisir de lire.

Vous aurez très peu l’occasion dans votre vie de vivre une expérience aussi transformatrice. Imaginez, en une seule journée, améliorer de 50 % et plus votre productivité dans un domaine charnière comme la lecture. La lecture ce n’est pas une petite compétence, c’est la base de la civilisation. Près de 50 % des adultes ont des difficultés de lecture, c’est considéré comme un enjeu de société à travers le monde. Il ne s’agit pas juste d’un loisir : notre littéracie* détermine notre rapport à la culture et à la connaissance, de même que notre capacité à croître dans un environnement qui exige de plus en plus qu’on lise davantage et surtout, qu’on lise mieux. Lire, c’est fondamental !

Tout le monde devrait suivre ce cours. Et comme beaucoup d’autres, dans quelques années vous direz que c’est le meilleur investissement que vous avez fait dans votre vie.


novembre 5, 2015 11:39 AM

Achetez maintenant !

La version numérique du livre s'intitule : «La lecture rapide adaptée aux enfants»
La version papier s'intitule : «Quand lire rime avec plaisir»

Pourquoi deux titres ?

Parce qu'au départ, je voulais mettre l'accent sur le plaisir de lire. À l'usage, il s'est révélé plus pertinent que le titre représente ce que le livre apporte de nouveau, soit l'introduction dans l'enseignement et la pratique de la lecture de deux éléments propre à la lecture rapide: le pointeur et les exercices de vitesse.

Comme il est plus facile de changer le titre de la version numérique que de la version papier, cette dernière devra attendre la prochaine édition pour que son titre soit actualisé.

CANADA
Sur Amazon.ca version papier ou version numérique.

International
Il est en vente sur toutes les plateformes d'Amazon dans le monde dont Amazon France.
Pour le format numérique (Kindle seulement).

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juin 3, 2015 10:25 AM

Maintenant disponible

Pour tout savoir sur ce livre

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mai 7, 2015 2:45 PM

Lecture rapide = bonne humeur et estime de soi

Une recherche démontre que la lecture rapide favorise la bonne humeur, l’estime de soi, ainsi que le sentiment d’être énergique et créatif…

La psychologue Emily Pronin de Princeton et son collègue Daniel Wegner de Harvard ont publié un article dans le numéro de septembre 2006 du journal de l’Association for Psychological Science qui conclut que les gens qui sont amenés à lire des énoncés positifs ou négatifs deux fois plus rapidement que la normale rapportent se sentir plus heureux, être de meilleure humeur et plus confiant.

Ils ont demandé à des participants de lire une série d’énoncés. La moitié des participants devait les lire à une vitesse deux fois supérieure à la normale et l’autre deux fois plus lentement que la normale. Puis ils ont eu à remplir un questionnaire standard pour mesurer leur humeur, leur énergie, leur estime de soi, etc. Certains participants devaient lire des affirmations déprimantes comme « Je veux dormir et ne plus me réveiller », alors que d’autres avaient à lire des énoncés stimulants comme, « Wow, je me sens bien ! »

Les chercheurs ont découvert que, peu importe la nature des énoncés, les participants se sentaient plus heureux, plus énergiques, plus créatifs et plus puissants lorsqu’ils devaient lire rapidement. En fait, l’effet de lire rapidement était aussi performant que le contenu des pensées pour influencer leur humeur. Et le plus surprenant, c’est que même les pensées tristes lues rapidement rendaient les lecteurs relativement plus heureux.

Donc, le seul fait de lire rapidement, peu importe le contenu, procure des sensations associées habituellement au plaisir.

Les auteurs notent que le simple fait de manipuler la vitesse de la pensée pourrait être utilisé pour améliorer l’humeur, l’estime de soi, le sentiment de créativité et de puissance, de même que le niveau d’énergie des gens. L’augmentation de la vitesse de pensée pourrait éventuellement servir au traitement de la dépression caractérisée par une lenteur de pensée.

Bref, pour être heureux, développer votre confiance en soi et votre créativité : inscrivez-vous rapidement

Daniel Gagnon
www.lecturerapide.info
www.liremieux.ca

avril 28, 2015 8:02 AM

Extraits de mon prochain livre « La lecture rapide simplifiée »

Extraits d'un important chapitre de mon livre à paraître : « LA LECTURE RAPIDE SIMPLIFIÉE : pour les gestionnaires, les scientifiques, les professionnels et les universitaires qui sont débordés de lecture »

Les mauvaises habitudes de lecture

Les régressions

Il y a trois types de régressions qu'il faut combattre parce qu'ils sont des obstacles majeurs à une lecture efficiente :

• Les rêveries

• Les régressions par insécurité

• Les régressions pour assurer notre compréhension lorsqu’on étudie

A- Les rêveries ?

Il vous arrive de terminer la lecture d’une page et de réaliser que vous ne l’avez pas vraiment lue : vous étiez ailleurs, perdu dans vos pensées, bref vous étiez dans la lune.

À ce moment, vous n’avez pas le choix, vous devez reprendre la lecture de cette page, puisque vous ne l’avez pas vraiment lu.

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James Tissot, Rêverie - Newton In An Armchair, 1878


Comment éviter les rêveries ? Comment éviter de partir dans la lune ?

Les rêveries sont causées par la fatigue. On ne peut pas penser être efficace intellectuellement lorsqu’on est fatigué, plus particulièrement lorsqu’on lit un texte qui demande beaucoup de concentration. Il est impératif lorsqu’on lit de prendre des pauses régulièrement.

Les recommandations sur le temps devant espacer les pauses varient d'un auteur à l'autre. Certains affirment qu’il faut se reposer toutes les 20 minutes, d’autres insistent sur une pause de 10 minutes toutes les 45 minutes ou toutes les heures. Cette dernière recommandation étant la norme.

Personnellement, je vous recommande d’y aller selon vos besoins : aux heures, quand vous êtes frais et dispos, aux 20 minutes, quand vous êtes fatigués.

La gestion des pauses

Généralement, si j’entreprends une lecture le matin, je peux lire une bonne heure, parfois jusqu’à 90 minutes, avant que ne surviennent des moments où je réalise que pour la dernière page, j’avais la tête ailleurs. En fait, il est normal, au moment de lire, d’être parfois emporté par ses pensées. Lorsqu’on le réalise, et qu’on se sent encore reposé, il s’agit simplement de se recentrer. Je recommande alors de survoler les pages à venir : je le rappelle, le survol éveille l’intérêt du lecteur et favorise la concentration.

Par contre, lorsque cela fait près d’une heure que je lis et que je me surprends à rêvasser pour une seconde fois, je m’impose alors une pause.

Si j’entreprends de lire un texte important après le dîner, alors que la tendance à la somnolence est très forte, je peux prendre une pause après aussi peu que 10 minutes de lecture. Attention ! Je ne prends pas des pauses de 10 minutes toutes les 10 minutes. Une minute suffit.

Pause-minute

Pour gagner du temps et tirer le maximum de votre pause : bougez et « changez le mal de place ». Levez-vous, étirez-vous, prenez un peu d’eau ou même un café ou une boisson stimulante. Prenez un peu l’air, sortez sur le balcon quand c’est possible.

Personnellement, j’aime bien « m’étirer les lentilles ». Si vous avez passé une partie de la journée le nez collé à votre écran ou à vos papiers, il est bon de changer de perspective, d’ajuster le point focal. Je vous recommande de regarder par la fenêtre et de scruter l’horizon pour faire travailler vos yeux différemment.

Le palming

Voici une excellente façon de reposer ses yeux après une longue période de lecture.

Il s'agit simplement de frotter activement ses mains l'une contre l'autre afin de les réchauffer. Quelques secondes suffisent. Puis vous déposez le gras de la paume sous ou sur les yeux, à votre choix, de façon à créer un noir absolu. Essayez-le, ça repose, magnifiquement lorsqu'on est fatigué.

B- Les régressions par insécurité ou la relecture par assurance

Voici probablement le plus grand obstacle à la lecture rapide. En éliminant cette mauvaise habitude, certaines personnes doublent leur vitesse de lecture.

Est-ce qu’il vous arrive de lire une phrase puis de la relire ? Certainement, car même un lecteur averti le fait à l’occasion. Un bon lecteur va «parfois» se relire face à un doute sur sa compréhension et c’est ce qui est recommandé de faire. Mais cela doit être une exception et il faut distinguer le retour parce qu’on réalise qu’on n’a pas saisi le sens de ce qu’on vient de lire, de la relecture par répétition pour s’assurer d’avoir bien lu.

La prochaine fois que vous relirez une phrase, interrogez-vous sur la pertinence de votre retour en arrière. Très souvent, vous réaliserez que vous aviez très bien compris et que votre relecture n’était pas nécessaire.

Il est certain que lire en se relisant constamment et systématiquement est une façon sécurisante de lire. Vous arrivez à la fin du texte et vous n’avez rien manqué, rien perdu, vous avez tout lu deux fois et aucun détail ne vous a échappé. Mais à quel prix ! En lisant ainsi, vous doublez votre temps de lecture. Vos lectures vous prennent un temps fou et vous désespèrent; vous arrivez rarement à compléter vos assignations de lecture et le seul fait de penser que vous avez un texte à lire vous angoisse : quelle perte de temps!

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Vos lectures vous prennent un temps fou et vous désespèrent.

C’est comme si vous portiez vos pantalons avec une ceinture et des bretelles. Comme le personnage joué par Henry Fonda dans « Il était une fois dans l’ouest » de Sergio Leone le disait : « Comment pouvez-vous faire confiance à un homme qui porte à la fois ceinture et bretelles ? Le mec ne se fie même pas à son propre pantalon.»

Et lorsqu’on parle aux personnes qui lisent de cette façon, on remarque que, bien qu’ils soient en mesure de vous donner beaucoup de détails, très souvent ils sont incapables d’aller à l’essentiel et de ressortir l’idée principale. Ils synthétisent avec difficultés et se sentent obligés de restituer chaque détail dans un souci de précision inutile et ennuyant.

Un texte, ce n’est pas une suite de faits, une liste de détails. C’est un point de vue, une idée, une opinion, qu’on développe, qu’on défend, qu’on argumente.

Vous-même, j’en suis convaincu, vous avez déjà écrit un texte, ne serait-ce qu’un travail scolaire alors que vous étiez ado. Est-ce que six mois plus tard vous vous souveniez de tout ce que vous aviez écrit ? Non ! Parfois, on relie un texte qu’on a soi-même écrit et on ne se rappelle même pas de l’avoir écrit.

Alors, si on ne se souvient pas soi-même d’un texte qu’on a écrit : peut-on exiger du lecteur qu’il retienne tout ce qu’il a lu ? Non !

Six mois après avoir écrit un texte, souvent, ce dont on se souvient, c’est de l’idée qu’on développait, plus un ou deux arguments importants. Comme lecteur, c’est ce qu’il est important de retenir.

Donc si vous avez la très mauvaise habitude de systématiquement relire la phrase que vous venez de lire, il vous faut absolument et prioritairement vous en défaire.


Comment se débarrasser des régressions par insécurité ?

En y renonçant !

J’avais moi-même cette mauvaise habitude lorsque j’étais étudiant à l’université. Je me rappelle, je lisais tout systématiquement deux fois. Même quand je lisais le journal, je relisais chaque phrase. Cela me prenait un temps fou à faire mes lectures. D’ailleurs, j’arrivais rarement à toutes les faire.

J’ai suivi à l’époque un cours de lecture rapide. Celui dont vous trouverez l’attestation plus bas. Dans ce cours, on nous disait tout simplement : ne faites plus ça! C’est tout ! En fait, je ne suis pas arrivé à imaginer une meilleure consigne.

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Si vous regardez attentivement, vous verrez que cette attestation remonte au 22 février... 1975. Si vous faites le calcul, c'est il y a plus de 40 ans. Eh oui, j'avais 4 ans lorsque j'ai suivi ce cours... Et 170$ en argent d'aujourd'hui, c'est près de 800$. Evelyn Wood est celle qui est à l'origine du terme « speed reading ». Pour les taches, ce n'est pas du café. Le document a longtemps traîné sur ma commode en compagnie d'une plante. Elles sont le résultat de débordements les jours d'arrosage généreux. Il est maintenant plastifié et il attend patiemment qu'un conservateur avisé le réclame...

Alors, il a fallu que je me discipline et que je m’empêche d’effectuer des retours en arrière. Au début, c’était difficile. Je venais pour me relire, et je devais m’autoavertir* : « Non Daniel ! Tu continues ; tu avances !» C’était au début très insécurisant. Au fond de moi-même je pensais : « Mais je vais en perdre. Je n’ai pas tout retenu. Je ne suis pas certain d’avoir bien compris, comment vais-je pouvoir comprendre la suite et retenir le tout à long terme ? » Finalement, ce fut assez facile, j’ai rapidement réussi à me débarrasser de cette mauvaise habitude.

En fait, il faut voir la lecture comme une conférence auquel vous assistez. Vous ne pouvez demander au conférencier de répéter chaque phrase… Et pourtant, vous arrivez à comprendre ce qu’il dit. Dites-vous que l'auteur que vous lisez est un conférencier et qu'il serait très malvenu de lui demander de se répéter constamment.

Personnellement, si j’ai la possibilité de lire la conférence plutôt que de l’écouter, je saute sur l’occasion. Comme lecteur rapide, non seulement je vais plus vite, bien sûr, mais je peux surtout varier ma vitesse afin d’aller directement à l’essentiel et m’y concentrer. C’est aussi beaucoup moins ennuyeux.

Toutefois, je me dois de préciser qu’il m’arrive encore à l’occasion de faire des retours en arrière. Dès que je le réalise, je me parle* à moi-même pour me rappeler que je viens d’adopter une mauvaise stratégie de lecture : « Oups, attention Daniel ! T’es en train de retomber dans de mauvaises habitudes de lecture ». Par contre, maintenant, le seul fait d’en prendre conscience m’empêche de rechuter.

N'empêche que tout ce que je viens de vous dire ne suffira pas, si je ne vous propose pas une stratégie de remplacement. D’après Charles Duhigg, dans The power of habit, les mauvaises habitudes referont toujours surface et elles redeviendront prépondérantes si vous ne les remplacez pas par une habitude différente qui vous apporte satisfaction. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe plusieurs stratégies très performantes qui vous pouvez subtituer à cette stratégie inadaptée et elles sont détaillées dans le prochain chapitre sur la lecture dynamique.

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* Se parler à soi-même pour se corriger, c’est de la métacognition (méta = sur, cognition = pensée) soit littéralement pensée à ce qu’on doit penser. L’approche thérapeutique appelée psychologie cognitivo-comportementale utilise des stratégies métacognitives et est d’une des rares approches en psychologie qui a démontré scientifiquement son efficacité.

À venir : Les régressions pour assurer notre compréhension lorsqu’on étudie

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janvier 29, 2015 5:04 PM

Tachistoscope, durée du cours, résultats

Bonjour.

J'aimerai savoir si vous utilisez la méthode avec le
tachistoscope et aussi combien de temps dure la formation ?

J'ai une amie qui l'a fait en 3 semaines.

Merci d'avance !

Bonne journée,

B.


Bonjour B.,

Je n’utilise pas le tachistoscope et mon cours dure une seule journée.

Probablement que ton amie a suivi le cours Richaudeau qui utilise ce genre d’appareil. Je me suis beaucoup entrainé avec un logiciel de ce type et cela m’a été modestement utile; je préfère un entraînement dans un livre en utilisant un pointeur (doigt ou crayon), cela demande un changement d’habitude (toujours lire avec un pointeur), mais cela apporte beaucoup plus en terme de vitesse, mais surtout de concentration).

Mon cours dure sept heures. Il est très condensé. Pour y arriver, j’envoie avant le cours un texte d’introduction qui répond aux questions les plus souvent posées, cela me fait gagner beaucoup de temps. Et j’accorde un suivi de quatre semaines. J’envoie cinq courriels après le cours. Un courriel le lendemain, qui se veut une synthèse de ce qui a été vu la veille, puis quatre autres courriels, chaque semaine, contenant des rappels et des tests. Ceux qui font les tests et m’envoient leurs résultats reçoivent une compilation de leurs résultats, mes commentaires et mes recommandations.

Les participants progressent de 75 % la journée même. Un mois plus tard, ceux qui m’envoient leurs résultats montrent un progrès supplémentaire de 25 %. Au total, il double leur vitesse nette (vitesse multipliée par la compréhension). Il s’agit d’une moyenne. J’ai parfois des participants qui déjà au test du midi (on fait trois tests la journée même) ont doublé leur vitesse de lecture et ne progressent plus par la suite et j’ai eu deux cas de participants qui n’ont connu aucun progrès la journée même et ont doublé leur vitesse dans le mois qui a suivi. Personnellement, j’ai suivi un cours identique il y a 18 ans et au midi j’avais progressé de 40 % et depuis, malgré tous les entraînements et les cours que j’ai continué à suivre (à une certaine époque, je les avais tous faits) je n’ai jamais dépassé mes résultats du midi.

Tu trouveras en p.-j. le texte d’introduction à la lecture rapide dont je t’ai parlé et je vais mettre cet échange sur mon blogue sans mentionner ton nom, à moins que tu souhaites que je l’ajoute.

Au plaisir,

Daniel

novembre 20, 2014 12:46 PM

Aux professeurs de français du secondaire

Si vous œuvrez au secondaire ou au Cégep en tant que professeur de français, orthopédagogue ou membre de la direction, vous êtes invités à participer GRATUITEMENT, oui gratuitement, à mon séminaire de lecture rapide du 8 novembre à Montréal ou du 15 novembre à Québec.

Pourquoi ? Parce que pour que le cours liremieux.ca puisse être encadré efficacement par les professeurs de français, il faut que ceux-ci aient été formés à la lecture efficace et qu’ils aient vécu la joie de voir leur vitesse de lecture, leur concentration et leur rétention augmentées considérablement en une seule journée. Ils auront ainsi un plus grand plaisir de lire et surtout, je l’espère, le goût de partager ces nouvelles compétences avec leurs élèves.

Liremieux.ca est sincèrement un cours extraordinaire, c’est une percée dans l’enseignement de la lecture au secondaire qui permet à une majorité d’élèves de découvrir facilement et simplement le plaisir de lire en lisant mieux. On sait l’importance accordée à la lecture dans notre système éducatif, c’est la base ; cette approche offre une solution concrète au Plan d’action sur la lecture à l’école du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport qui a pour visées de développer de jeunes lecteurs qui :

— prennent plaisir à lire ;
— ont régulièrement recours à la lecture de façon efficace ;
— prennent l’habitude de lire pour la vie.

SVP, faites connaître ce cours et cette offre aux parents et aux professionnels de l’éducation autour de vous. Merci !

Ce cours a fait ses preuves : Radio-Canada, Le Soleil, des enseignants et des élèves en parlent.

octobre 14, 2013 9:04 AM

La lecture efficace au primaire (suite)

Vous savez, il y a de ces témoignages qui vous vont droit au cœur. Élisabeth, institutrice au CE1 (7 & 8 ans) nous parle de la suite de son expérience.

Bonjour Daniel,

Un de mes objectifs de fin d'année est atteint pour mes élèves: chacun de mes 28 élèves utilise le pointeur.

(Il a fallu être tenace pour quelques-uns, les 3 meilleurs lecteurs de la classe!).

De plus, ils ont tous bien progressé en rapidité, en compréhension de lecture et surtout: ils ont tous le goût de lire. De nombreux parents viennent me dire leur étonnement pour cette nouvelle passion.

A Paris, j'ai retrouvé Sylvie qui a suivi ta formation lecture rapide avec moi, (c'est d'ailleurs elle qui m'avait motivée pour la suivre!), je peux t'affirmer qu'elle a toujours son pointeur avec elle, car elle non plus ne lit plus sans son pointeur. Le travail a porté ses fruits...

En tout cas, je suis très contente d'avoir travaillé efficacement la lecture avec mes jeunes élèves cette année, et je suis sûre qu'il y a encore des choses à améliorer.

En attendant d'avoir de tes nouvelles, je te souhaite une belle semaine.

À bientôt.

Elisabeth.

juillet 1, 2013 2:20 PM

La lecture efficace au primaire

Les techniques de lecture efficace que j'enseigne peuvent très bien être adaptées aux élèves du primaire. Voici le témoignage spontané d'une enseignante d'expérience de la région des pays de la Loire en France qui n'a pas peur d'innover et qui voit une différence.

Bonjour Daniel,

Je continue de motiver mes élèves à la lecture rapide et j'avoue que je suis très contente de leurs progrès. Le réflexe du pointeur est pratiquement acquis pour l'ensemble des élèves, il me reste encore un peu de temps d'ici la fin de l'année pour que ça le soit pour tout le monde!… Je constate que les plus réticents à utiliser le pointeur sont des bons élèves, de très bons lecteurs.

Ce qui m'a le plus impressionné au cours de cette année, ce sont les enfants en difficulté de lecture qui ont acquis le goût de la lecture. Il y a encore du chemin à faire, mais c'est un bon début! Le fait de continuer à lire sans bloquer sur les mots difficiles est une très bonne technique, même si cela ne se met pas en place tout de suite, car c'est un peu déroutant.

En tout cas, la formation que tu as présentée a été très bénéfique!

Bonne continuation!

À bientôt.

Elisabeth Meignan Enseignante CE1 (élèves de 7 et 8 ans)

mai 31, 2013 7:45 AM

Pourquoi parler de l’âge de l’auteure du dernier commentaire ?

La question se pose. Elle a d’ailleurs été posée sur ma page Facebook par une jeune collègue orthopédagogue, Mme Marielle Potvin, que je remercie. Il faut dire qu’elle commentait le titre suivant : Témoignage d'une dame de 57 ans qui a doublé sa vitesse nette de lecture grâce à liremieux.ca.

Voici notre échange :

Marielle Potvin Bon, je ne sais pas si c'est moi, mais... aurais-tu mentionné son âge, si « la dame » avait eu, mettons, 28 ans ? On est-tu passé date pour apprendre, après 50 ? Bon, OK, c'est peut-être moi...

Daniel Gagnon Marielle ! Une dame, un homme, 40, 50, 60, peu importe, c'est que le cours au départ s'adresse au 13-19 ans. C'est la dame elle-même qui a souligné son âge, dès le départ, en demandant si le cours était approprié malgré ses 57 ans. C'est le même âge que moi, ai-je répondu, et que, si elle n'avait pas d'objection à être tutoyée, le cours pouvait très bien s'appliquer à elle. Voilà pourquoi son âge est mentionné. De plus, toi et moi, on sait qu'il n'y a pas d'âge pour apprendre, mais la question m'est souvent posée. Alors oui, si elle avait eu 28 ans je ne l'aurais pas indiqué, mais ce n'est pas de l'âgisme. Des témoignages de jeunes, j'en ai beaucoup, mais pas de témoignages de... moins jeunes. À quand le tien... ma jeune amie ?

Marielle Potvin Me semblait. OK c'est moi. Une jeune susceptible de 56 ans

avril 24, 2013 12:54 PM

Commentaire d'une adulte ayant suivi le cours liremieux.ca

Bien que ce cours ait été conçu avec les élèves du secondaire en tête, il peut très bien convenir aux adultes de tous âges prêts à se discipliner et à être tutoyés. Voici le commentaire non sollicité, légèrement édité et reproduit avec autorisation de Mme Claudine Boivin agente de bureau au gouvernement du Québec et âgée de 57 ans. Mme Boivin a doublé sa vitesse nette de lecture.

Bonjour Monsieur Daniel,

D'abord un gros merci pour votre grande disponibilité pour répondre à mes questions.

Je continue à utiliser un pointeur lors de toutes mes lectures. Je me suis fait des pointeurs que je laisse trainer un peu partout dans ma maison et dans mon sac à main. J'ai coupé, pour qu'elles fassent 6 po de longueur, de grosses broches à tricoter rouges, de la grosseur d'une grosse paille. Elles se manipulent bien (mieux qu'un crayon ou un doigt) et elles me servent de signets.

Petit commentaire sur votre cours, il est très bien monté, très intéressant, mais à mon goût j'aurais apprécié plus d'exercices. J'ai trouvé que ça a passé vraiment trop vite. Faut croire que votre formation est tellement ludique que je ne voyais pas le temps passer. Je dois dire que vos tests sont agréables à faire, car dans mon souvenir de jeune étudiante je détestais les tests. J'ai de plus en plus de plaisir à lire avec votre méthode, à la maison ou au travail. J'ai réussi à lire deux livres en une semaine, c'est une première pour moi. Super !

Au plaisir !… de la lecture !!!

Claudine

avril 23, 2013 11:12 AM

Redonner le goût de la lecture...

Entrevue télévisée
Charles-André Simon-Dufour et moi avons été reçus par Sarah Charbonneau de l'émission Dossier actualité de TéléMag, l'entrevue débute à 13:30.

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Radio-Canada en parle
Reportage de la télévision de Radio-Canada sur liremieux.ca.

Entrevue à FM93 avec deux excellentes animatrices
C'est l'émission Contact humain animée par Caroline Dupont et Catherine-Emmanuelle Laliberté. Merci à Stéphanie Bourdraux-Carrier et Charles-André Simon-Dufour pour leur contribution remarquable.

LeSoleil
Article très intéressant paru dans LeSoleil.

Les hebdos
Un témoignage vidéo d'un jeune participant paru sur le site de l'hebdo L'Appel accompagné d'un article à lire.

Les magazines spécialisés
Le Réseau québécois des écoles entrepreneuriales et environnementales en parle.

Le Carrefour éducation qui relève de la Direction des technologies éducatives de la Société GRICS, un organisme mandaté par le MELS, parle des passionnés de la langue française.

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avril 1, 2013 5:08 PM

Des livres médicalement recommandés...

En Angleterre, il est maintenant médicalement recommandé de lire pour combattre la dépression. Voici la liste des livres recommandés. Le Point en parle en français. Ce sont tous des livres basés sur l'approche cognitivo-comportementale qui s’appuie sur des données scientifiques et qui a prouvé son efficacité dans le traitement de divers troubles depuis plus de quarante ans.

Ajouter à cela qu'une recherche, déjà mentionnée dans ce blogue, démontre que lire vite donne de l'assurance, de l'énergie, en plus de vous rendre créatif et heureux.

mars 22, 2013 3:18 PM

Liremieux.ca nouveau témoignage vidéo

Visionnez le commentaire de Félix au journal L'APPEL.

Et lisez l'article.

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mars 14, 2013 6:57 PM

Dépliant pour les directions des écoles secondaires

Je m'apprête à contacter les directions des commissions scolaires et des écoles secondaires publiques et privées pour leur faire connaître mon Cours de lecture efficace en ligne liremieux.ca, pour l'occasion j'ai fait faire un dépliant que voici :

lettre-4.jpg

lettre2-3.jpg

Si vous désirez que l'école de votre enfant achète le cours, vous n'avez qu'à m'envoyer le nom du directeur général de l'école et une petite description de qui vous êtes, je vais le contacter en votre nom. Merci.

Daniel Gagnon

novembre 21, 2012 11:19 AM

Paru dans le journal L'Écho de Cap-Rouge

À lire dans ce numéro.

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novembre 13, 2012 4:08 PM

Cours de lecture efficace en ligne pour les élèves du secondaire

Le site liremieux.ca est maintenant entièrement fonctionnel et tout à fait au point. Après deux ans de tests et de nombreux ajustements, il est fin prêt à recevoir ses premiers acheteurs. Si vous connaissez un enseignant qui souhaite améliorer les compétences en lecture de ses élèves, n'hésitez pas à le référer. Les enseignants peuvent dès maintenant accéder au Guide de l'enseignant (version abrégée) qui leur en dira beaucoup sur l’approche que je privilégie. Ils peuvent visionner cette vidéo contentant le témoignage d’une enseignante et de cinq élèves. Ils peuvent également lire les témoignages de plus d’une douzaine d’élèves.

Il est aussi accessible aux acheteurs individuels pour seulement 69 $. Si vous êtes un petit groupe de 10 personnes, vous pouvez bénéficiez d’un rabais de 57 % (29 $ l’unité pour 10 cours ou plus), consultez la grille tarifaire. Vous êtes invité à lire cet avertissement avant de procéder à l'achat ; il commence par : « N'achetez pas ce cours... » et vous informe des difficultés que vous risquez de rencontrer. J'enseigne la lecture efficace depuis 15 ans et ma plus grande tâche comme enseignant a toujours été d'assurer la persévérance des apprenants. Comme je ne serai pas là pour vous inciter à persévérer, il faut que vous soyez conscient des obstacles qui ne manqueront pas de parsemer votre parcours.

Je suis très fier de la qualité de ce cours et surtout des résultats obtenus par la majorité des élèves qui l'ont suivi. J'espère que des milliers d'autres élèves joindront le rang des lecteurs efficaces et je rêve d’une génération d’élèves qui arrivera au cégep en lisant deux fois mieux que la génération précédente.

septembre 25, 2012 1:25 PM

La lecture rapide s'apprend à tout âge

Un commentaire d'un participant retraité officiellement, mais qui travaille toujours et qui s'apprête à entreprendre une troisième carrière. C'est moi qui ai accentué les caractères.

Bonjour Daniel,

...

En passant, je m'étais fixé un objectif de 400 mots/minute avant le cours; je suis rendu à 500+. Je lis plusieurs heures tous les jours et je suis convaincu que je vais continuer de m'améliorer; aussi plus je lis rapidement, plus je comprends le texte.

L'utilisation du pointeur est devenue ma seule façon de lire (même avec mon Kindle). Par contre, en utilisant la souris sur l'écran de l'ordinateur, c'est assez emmerdant.

Mille mercis ! Selon mes calculs, je crois qu'au cours des 10 prochaines années, je pourrai lire au moins 1500 livres de plus que si je n'avais pas suivi ton cours. Donc j'estime pouvoir lire 6000 livres de plus au cours des 40 prochaines années. Par la suite, je verrai...

Bon weekend,

Jean-Paul Talbot

juin 9, 2012 11:07 AM

Commentaire intéressant, notamment sur la question des lecteurs numériques

Bonjour Daniel,

Je mets en application les techniques apprises dans ton séminaire et je suis toujours étonné des résultats. Il m'est maintenant impossible de lire sans mon pointeur et ma pile de livres non lus qui me semblait si intimidante fond comme neige au soleil. J'ai dévoré un bouquin assez pointu dans mon domaine en une demi-journée seulement. Avec ma « non-technique » d'avant, cela m'aurait pris des mois/années !

J'ai définitivement plus le goût de lire !

Merci encore et au plaisir !

Martin Boucher

P.-S. Comme je lis presque exclusivement sur mon iPad, je te confirme que ta méthode fonctionne, peu importe le support.

mai 22, 2012 2:58 PM

Si vous pensez acheter la lecture éclair

Si vous pensez acheter la lecture éclair, visitez ce site :

http://www.commentcamarche.net/forum/affich-11003233-lecture-eclair-ou-lecture-rapide

J'y suis référé:

Lire vite vite vite ^^ 29 août 2009 à 11:31

C'est de l'arnaque : ils donnent peu de conseil et ils n'arretent pas de de t'envoyer des mails ensuite pour acheter leur méthode.

Par contre, est ce que quelqu'un a trouvé que les méthodes Richaudeau ou Tony Buzan sont satisfaisantes ?
Vous avez réussi à augmenter votre vitesse tout seul avec cette méthode ?


GrandLecteur - 11 juin 2010 à 17:55

Voici le commentaire de quelqu'un qui a essayé les méthodes de Richaudeau et de Tony Buzan. http://www.le-thanatopracteur.fr/spip.php?article16

La lecture éclair, c'est la même chose que la méthode Richaudeau. Fondamentalement, ils travaillent avec un tachistoscope. Pour en savoir plus sur cet instrument: http://www.lecturerapide.info/2008/12/tachistoscope.html

avril 29, 2012 3:53 PM

INTRODUCTION

Voici en primeur L'introduction de mon Guide de l'enseignant au Cours de lecture efficace en ligne liremieux.ca

J’enseigne la lecture rapide aux adultes, professionnels et universitaires, depuis 15 ans. Et les participants me posent souvent la question : « Pourquoi ce cours n’est-il pas donné dans les écoles ? »

La réponse est un peu délicate et troublante. Délicate, parce qu’une partie de l’explication provient du fait que beaucoup de ceux qui enseignent la lecture rapide sont des gens qui se sont improvisés formateurs sans connaissance préalable des problématiques entourant l’apprentissage de la lecture ; troublante parce que certains d’entre eux écrivent des livres remplis de faussetés et d’autres font fortune en promettant frauduleusement et impunément des vitesses fabuleuses de plusieurs milliers de mots à la minute en s’appuyant sur des principes pseudo-scientifiques. Bref, on ne souhaite pas voir ces gens travailler avec nos enfants.

J’ai aussi, par ailleurs, toujours refusé d’écrire un livre sur la lecture rapide parce que je considérais que tous les livres sur le sujet étaient mauvais et je ne voulais pas en ajouter un autre. Ils sont mauvais principalement parce que la lecture rapide c’est simple, mais déroutant, et que le plus grand problème c’est d’assurer la persévérance des participants. Alors inutile d’écrire un long ouvrage technique et ennuyant, quand développer sa fluidité en lecture et sa concentration (et pas conséquent sa rétention et sa compréhension) consiste simplement à lire avec un pointeur et à s’entraîner quelques minutes à forcer sa vitesse de lecture. Et que malgré les succès qu’apporte rapidement et facilement une petite formation de quelques heures, beaucoup de gens n’acceptent pas de changer leur habitude de lecture. Alors encore moins en lisant simplement un livre.

Le défi donc, c’est de parvenir à ce que l’apprenti lecteur efficace acquiert de façon durable de bonnes habitudes de lecture. Et je crois que le meilleur moyen d’arriver à cette fin, c’est de commencer tôt, mais surtout de s’assurer l’implication de ceux qui jouent un rôle déterminant dans le développement de nos enfants, vous, nos enseignants.

J’ai donc finalement décider de relever ce défi et de répondre au besoin exprimé par de nombreux parents et enseignants en concevant ce cours de lecture efficace en ligne avec l’espoir de développer dans les écoles une culture de la lecture efficace, ou, plus modestement, de convaincre le plus de monde possible des avantages de lire avec un pointeur et de s’entraîner quelques minutes à l’occasion à forcer sa vitesse de lecture.

C’est un outil à votre service, et comme vous le savez, un outil aussi bon soit-il ne remplacera jamais un enseignant. Vous avez un rôle primordial à jouer et ce guide a été produit pour vous accompagner dans cette mission.

mars 5, 2012 9:13 AM

Ma réponse

(Suite de la chronique précédente)

Bonjour,

Je surfe sur votre site/blogue depuis quelque temps. Pour l'instant je suis un lecteur "lambda". Je me suis intéressé à la lecture rapide par hasard en tombant sur le livre de P. Scheele (auteur de Photoreading). Après un an d'essais, j'avoue ne pas avoir réussi à décoller, mais je crois en la méthode et le livre est rempli de conseils très intéressants et utiles.

Pourquoi critiquer autant photolecture ?
Je suis surpris de lire sur votre blogue autant de critiques sur la photolecture. Votre méthode est différente, mais elles ont forcément toutes deux des points communs. Je ne connais pas votre plan de cours dans les détails, mais je suppose que : définition d'objectif, compréhension de la structure, repérage des concepts clés, lecture sélective pour répondre à l'objectif (lorsque le temps manque), concentration, attitude active vis-à-vis de ses lectures, choix et sélections de ses lectures sont autant de points communs entre vos méthodes.

Ici, vous avez entièrement raison, je partage ces points communs avec la photolecture et c'est ce que j'appelle la lecture sélective. Et je le mentionne dans ce post : ⦋photoreading⦌ au mieux, c'est de la lecture sélective enrobée de considérations ésotériques à la Star War. Honnêtement, ma méthode est un syncrétisme, j’ai pris le meilleur des méthodes que j’ai suivies, et je les ai toutes suivies (du moins les grandes écoles). De la photolecture, j’ai appris la lecture sélective.

Donc dès lors pourquoi critiquer autant la photolecture ?

Parce qu'essentiellement la technique promet 25 000 m/m et ça, c'est de l'arnaque.

De même pourquoi critiquer les autres méthodes ?

Parce que je me suis donné pour mission de simplifier la lecture rapide et de m’attaquer aux prétentions fausses qui m’ont personnellement fait perdre beaucoup de temps, d’argent et d’énergie. C'est un genre de guide du consommateur.

Je critique les méthodes trompeuses qui font des promesses irréalistes, essentiellement celles qui promettent plus de 1000 m/m, parce que très peu de gens y parviennent et ceux qui prétendent le contraire, le font au détriment de la rétention. En 15 ans d'enseignement de la lecture rapide, j'ai rencontré une seule personne, exceptionnellement douée, une jeune fille de 13 ans, qui a réussi à lire à cette vitesse après que je lui ai enseigné ma méthode. J'ai essayé aussi avec elle des exercices de lecture ésotérique basés sur la relaxation (la base de photoreading, de geniusreading et de megareading), elle a été très réceptive à ces techniques, mais cela n'a eu aucune incidence sur ses performances.

J'ai personnellement longtemps essayé d'en arriver à lire à plus de 1000 m/m. J'y ai travaillé très fort. J'ai acheté toutes les méthodes citées et d’autres encore. J’ai suivi des ateliers faisant cette promesse. J'y ai consacré de longues heures fastidieuses (peu de gens vont au bout d’un cours sur DVD, moi j’ai persévéré), jusqu'à ce que je réalise que les chercheurs sérieux démontrent que ceux qui disent lire à ces vitesses le font au détriment de la rétention (l’exemple le plus probant de cela, ce sont les résultats aux World Speed Reading Championships). Ils ne font en fait que faire un survol des textes et cela je l'enseigne dans mon cours. C'est important en lecture rapide d'avoir une bonne technique de survol, mais survoler un texte c'est une étape de la lecture rapide, ce n'est pas la lecture rapide. L'écrémage et la lecture sélective sont des techniques de survol efficaces et sans prétention. Photoreading est une technique de survol fastidieuse et inefficace.

Je critique aussi les méthodes basées sur le tachistoscope, parce que cela aussi ça ne marche pas. Je l'ai longuement expliqué ici et ici.

L'étude financée par la NASA invalidant photoreading
Citer "l'étude" sur la photolecture n'est pour moi pas un gage de sérieux ni un gage d'objectivité. Des articles élogieux on pourrait en trouver bien plus encore. Cette pseudo étude s'est faite sans qu'un instructeur de photoreading ne reconnaisse y avoir participé ce qui est fort troublant !! De plus mener une étude et en même temps participer à l'étude manque vraiment d'objectivité et de sérieux! Les conclusions sont vraiment fantaisistes !

Là, je ne suis pas du tout d'accord avec vous. L'étude EST sérieuse. La conclusion n'est pas du tout fantaisiste. Je ne connais pas d'articles élogieux sur la photolecture accompagnés d'une mesure indépendante des prouesses réclamées. En fait, de nombreux témoignages s'accordent sur un point: c'est intéressant, mais on n'y parvient pas. C'est ce qui m'est arrivé, c'est ce qui est arrivé aux gens de l'EFH, Denis Rebaud et Frédéric Le Bihan, c'est ce qui est arrivé à Patrick Boutain et à Sébastien Dumas. Et le témoignage le plus convaincant que je peux vous fournir, c'est le vôtre, car c'est aussi ce qui vous est arrivé.

Votre livre sur la lecture rapide
J'habite en France et loin de Paris, je ne pourrai donc participer à votre séminaire à Paris ce qui est bien dommage. Dommage aussi que vous ne conseilliez pas un livre en particulier, ou pourquoi n'en écrivez-vous pas un ?

J’ai un jour fait le plan d’un livre, je l’ai écrit et… j’ai mis 80 % de son contenu dans ce blogue. Mon livre est écrit, vous êtes en train de le lire.

Avec le 20 % restant, j'ai produit un cours en ligne qui s'adresse aux écoles et que je teste actuellement. Il sera probablement aussi offert au grand public l’année prochaine, mais comme le taux d'abandon pour ce type de cours est très élevé,* je vais l'offrir seulement si j’ai trouvé le moyen d'assurer la persévérance des participants. Car il faut savoir que la lecture rapide c'est simple, mais les exercices sont déroutants et peu de gens persévèrent. Et cela ne s’arrête pas là, il faut en plus intégrer les techniques au quotidien, on parle ici d’un trois semaines d’adaptation. C’est pourquoi je vise les écoles : les professeurs vont assurer l’encadrement nécessaire.

*C’est le 2e cours du genre que je produis. Le premier a été un échec, car les gens ne le terminaient pas. J’ai eu quelques témoignages de succès, mais le système permettait de voir que la majorité des gens arrêtait au 2e test. Personne n’a fait les 6 tests. Le cours qui s’adresse aux écoles contient 22 tests.


Richaudeau
Je suis surpris que vous n'écriviez pas un article comparant réellement votre méthode à celle de Richaudeau qui reste une référence en France.

Richaudeau c'est le tachistoscope, plus de l'écrémage et de la lecture sélective; il n'utilise pas de repère visuel alors que c'est au centre de ma méthode (et de la méthode Evelyn Wood dont mon cours est un dérivé). Voilà ! Pourrais-je élaborer là-dessus ? Sûrement. Je vais y penser. (Là, est-ce que d'un côté vous me reprochez de trop critiquer et de l'autre vous me demandez d'en faire plus ?)

L'approche Richaudeau me vaut beaucoup de questions sur la sous-vocalisation, c'est pourquoi j'ai consacré trois chroniques à ce sujet.

M. Richaudeau est encore vivant, j'aimerais bien le rencontrer, car j'ai beaucoup de respect pour lui. Je crois, mais je ne suis pas sûr, qu'il n'a lui-même jamais donné de cours de lecture rapide. Il a écrit un livre et des gens s'en sont inspiré pour donner des cours de lecture rapide, mais lui-même ne l'a jamais fait. C'est à vérifier.

Plus d'objectivité SVP
En synthèse, je suis très intéressé pour progresser en efficacité lors de mes lectures : aussi bien en rapidité qu'en compréhension. Votre méthode me semble très intéressante, mais je ne pourrai participer à un séminaire. Je crois tout de même à la photolecture même si je n'ai pas réussi à "décoller" seul avec le livre (je suis un peu trop cerveau "gauche"). Votre approche de la lecture me plaît et me semble plus "accessible" au quotidien et notamment au travail. Je suis déçu de ne pas trouver plus d'objectivité sur votre site par rapport à la photolecture et aussi par rapport à la méthode Richaudeau.

La photolecture, ça ne marche pas, le tachistoscope non plus, il est impossible d'éliminer la sous-vocalisation: désolé, mais l'objectivité c'est de le dire.

Si vous comprenez l'anglais, voici un cours de lecture rapide style Evelyn Wood.


Cordialement,Ludo_B

Merci et au plaisir,

Daniel Gagnon


Prochaine chronique: Réponse de Ludo... à ma réponse.

septembre 19, 2011 9:23 AM

Lecture dynamique vs photolecture

J’ai récemment reçu ce commentaire d’un lecteur de ce blogue. Comme ce qu’il m’écrivait était pertinent et intéressant, j’ai pris la peine de lui répondre longuement. Le titre de la chronique est de lui, mais les sous-titres ci-dessous sont de moi. Vous pourrez lire ma réponse dans la prochaine chronique. Mais je peux d'ores et déjà vous dire, qu'en ce qui concerne la comparaison qu’il fait entre la lecture dynamique, que j’enseigne, et la photolecture, que je dénonce comme une fraude, il a entièrement raison.

Bonjour,

Je surfe sur votre site/blogue depuis quelque temps. Pour l'instant je suis un lecteur "lambda". Je me suis intéressé à la lecture rapide par hasard en tombant sur le livre de P. Scheele (auteur de Photoreading). Après un an d'essais, j'avoue ne pas avoir réussi à décoller, mais je crois en la méthode et le livre est rempli de conseils très intéressants et utiles.

Pourquoi critiquer autant photolecture ?
Je suis surpris de lire sur votre blogue autant de critiques sur la photolecture. Votre méthode est différente, mais elles ont forcément toutes deux des points communs. Je ne connais pas votre plan de cours dans les détails, mais je suppose que : définition d'objectif, compréhension de la structure, repérage des concepts clés, lecture sélective pour répondre à l'objectif (lorsque le temps manque), concentration, attitude active vis-à-vis de ses lectures, choix et sélections de ses lectures sont autant de points communs entre vos méthodes. Donc dès lors pourquoi critiquer autant la photolecture ? De même pourquoi critiquer les autres méthodes ?

L'étude financée par la NASA invalidant photoreading
Citer "l'étude" sur la photolecture n'est pour moi pas un gage de sérieux ni un gage d'objectivité. Des articles élogieux on pourrait en trouver bien plus encore. Cette pseudo étude s'est faite sans qu'un instructeur de photoreading ne reconnaisse y avoir participé ce qui est fort troublant !! De plus mener une étude et en même temps participer à l'étude manque vraiment d'objectivité et de sérieux! Les conclusions sont vraiment fantaisistes !

Votre livre sur la lecture rapide
J'habite en France et loin de Paris, je ne pourrai donc participer à votre séminaire à Paris ce qui est bien dommage. Dommage aussi que vous ne conseilliez pas un livre en particulier, ou pourquoi n'en écrivez-vous pas un ?

Richaudeau
Je suis surpris que vous n'écriviez pas un article comparant réellement votre méthode à celle de Richaudeau qui reste une référence en France.

Plus d'objectivité SVP
En synthèse, je suis très intéressé pour progresser en efficacité lors de mes lectures : aussi bien en rapidité qu'en compréhension. Votre méthode me semble très intéressante, mais je ne pourrai participer à un séminaire. Je crois tout de même à la photolecture même si je n'ai pas réussi à "décoller" seul avec le livre (je suis un peu trop cerveau "gauche"). Votre approche de la lecture me plaît et me semble plus "accessible" au quotidien et notamment au travail. Je suis déçu de ne pas trouver plus d'objectivité sur votre site par rapport à la photolecture et aussi par rapport à la méthode Richaudeau.

Cordialement,
Ludo_B


Prochaine chronique : ma réponse

septembre 19, 2011 8:46 AM

Rencontres avec Alice

(Suite de la chronique: Des lecteurs prodiges, cela existe, mais c’est très rare. Voici un cas:)

Première rencontre
J'arrive de rencontrer ALICE . Un tout petit bout de jeune fille, très allumée. Elle a réussi le prétest, que je fais passer à tous mes participants adultes depuis 13 ans, en lisant à 500 m/m avec 100 % de rétention (moyenne habituelle de mes participants adulte: 220 m/m et 70 %).

Par la suite, je l'ai initié à la lecture rapide. Elle a assimilé les techniques très rapidement. Je lui ai fait passer une dizaine de tests et sa vitesse a varié entre 700 et 1100 m/m, avec toujours au moins 80 % de rétention. Et tout cela, après une heure d'entraînement et sans effort. Je crois qu'elle peut progresser encore. À suivre...

Commentaire de S :
La recette, la recette ?! mdr

Ma réponse :
Il n'y en a pas. Elle a appris à lire en première année. Elle n'est donc pas précoce. Ses professeurs de musique disent qu'elle lit bien la musique. Elle lit sans effort particulier. Je lui ai fait parcourir les pages à 2400 m/m, puis 4000 m/m, elle aimait cela, particulièrement 2400 m/m. Mes participants veulent quitter la salle ou me lancer leurs livres si j'insiste trop pour les entraîner à plus de 1000 m/m. Elle a une capacité d'assimilation cognitive qui ne s'enseigne pas. À notre prochaine rencontre, je vais discuter de cela avec elle.

2000 m/m ???
Je m'en vais voir Alice. J'ai plusieurs tests difficiles et validés. J'ai des exercices avancés qui visent à se « brancher » sur son hémisphère droit. Des exercices qui n'ont jamais fonctionné avec moi, mais comme elle est exceptionnellement douée, peut-être qu'elle arrivera à atteindre les 2000 m/m. Je vous en reparle.

Deuxième rencontre
Finalement, Alice était fatiguée et elle n'a pas battu de record. Elle réagit très bien aux exercices de lecture en état de relaxation, mais cela n'améliore pas sa performance. Sa vitesse ralentit avec la fatigue, mais cela n'affecte pas sa rétention qui reste toujours au-dessus de 80 %. Plus haut score hier: 920 m/m, 90 % de rétention.

Pour ceux que cela intéresse, elle touche la page avec son pointeur et parcourt toute la ligne. Elle affirme qu'elle se dit tous les mots dans sa tête et elle n'a pas d'explication pour ses capacités exceptionnelles, à 7 ans elle lisait déjà comme cela.

Rappel: ce qui précède est la reproduction éditée d'une série de posts publiés sur Facebook il y a un an.

Correction: dans une version précédente de ce texte, je parlais d'«acuité visuelle», plutôt que de «capacité d'assimilation cognitive». Pourquoi cette correction ? Parce que la vitesse de lecture ne dépend pas des mécanismes de l'oeil (bien que cela joue évidemment un rôle), mais de notre capacité à intégrer les informations. Pour en savoir plus, voir cette chronique.

septembre 16, 2011 7:31 AM

Des lecteurs prodiges, cela existe, mais c’est très rare. Voici un cas :

Vous trouverez regroupés ici une série de posts que j’ai publiés sur Facebook il y a un an, concernant une jeune fille qui est une lectrice prodige. Elle a choisi de se faire appeler Alice. Pour mieux convenir à la formule de cette chronique, je les ai édités un peu.

Un an plus tard
J’ai revu sa mère hier. Elle m’a dit qu’Alice lit plus vite que jamais ; qu’elle lit des briques de 500 pages en une soirée. Je lui ai envoyé de nouveaux tests pour voir où elle en est rendu.
En attendant, comme ce n’est pas tout le monde qui est ami de ma page Facebook, voici l’histoire de notre rencontre l’année passée.

14 septembre 2010
Il y a un an, jour pour jour, j’ai rencontré lors de l’assemblée générale de la CÉDEC de Québec une dame que je connais depuis un temps indéfini, et que je croise régulièrement lors d'activités communautaires dans la Basse-Ville de Québec. Elle me dit :
- Daniel, tu donnes toujours des cours de lecture rapide ?
- Bien sûr !
- Ma fille, elle a 13 ans, elle lit tellement vite qu’à l’école son enseignante croyait qu’elle ne faisait que regarder les images. Elle lit deux fois plus vite que moi.
- Écoute, si tu veux, je peux t’envoyer des tests et tu pourras mesurer sa vitesse et sa rétention.
- D’accord.

Résultats
Elle a lu le premier texte à 642 m/m avec 80 % de rétention. Un texte difficile, qu'elle a lu, selon sa mère plus lentement que d'habitude, car elle craignait de rater le test de compréhension. Je n’ai jamais vu cela. C’est plus vite que moi, et seulement 4% de mes participants TERMINENT avec une vitesse nette* supérieure. Et cela, sans technique de lecture rapide. Au deuxième test, sa vitesse était de 588 m/m, sa rétention 90 %, pour une vitesse nette* de 524 m/m.

*(La vitesse nette, c’est la vitesse (642 m/m) multipliée par la rétention (80%), soit dans le cas du premier test d’Alice, 514 m/m.)

Commentaire de S :
Bah... je suis dégouté ! Pourquoi n'ai-je pas cette chance-là moi ? Moi et mes 300 mots/min à fond de cale ! lol
N'y a t'il pas une réponse physiologique ? Quelque chose que l'on puisse améliorer... travailler... ou pas ! ;)

Ma réponse :
Je crois que certains ont des dispositions que d'autres n'ont pas. Les enseignants expérimentés en lecture rapide, et sérieux, vous diront que seules de très rares personnes ont cette disposition et qu'il est illusoire de promettre de très grandes vitesses de lecture à l'ensemble de la population. Personnellement, j’ai travaillé très fort pendant des années afin d'atteindre les 1000 m/m, sans jamais y parvenir.

Toutefois, si c'est une habileté particulière qu'elle a, et que je découvre que cela peut s'enseigner, je peux vous assurer que vous allez entendre parler de lecture rapide 2 : comment devenir un lecteur prodige !

Prochaine chronique : ma rencontre avec Alice.

septembre 14, 2011 5:01 PM

La femme parlant le plus vite au monde

L'objectif premier de mon cours, c'est d'en arriver à lire de 50 à 150 % plus vite. Comme le lecteur moyen lit entre 200 et 250 mots/minute, cela veut dire que l'on vise à lire entre 300 et 600 m/m. Ces vitesses n'ont rien d'exagéré, ce sont même les normes en lecture. Il est normal de lire à plus de 300 m/m tout en ayant un minimum de 80 % de rétention. Parfois, pour illustrer cela, j'explique qu'il s'agit simplement de dire les mots très très vite dans sa tête et je fais une démonstration en parlant très très vite.

Voici l'exemple d'une personne qui pousse les limites de la vitesse de la parole; elle a été mesurée à 603 m/m. Si vous arrivez à la comprendre facilement (pour cela il faut comprendre l'anglais), cela veut dire que rien ne vous empêche de lire à cette même vitesse.

octobre 1, 2010 10:46 AM

Le lecteur « le plus rapide au monde » (vidéo)

J'ai parlé d'Howard Berg ici, ici et ici. Il prétend lire à 25 000 mots/minute ! Lit-il vraiment à cette vitesse ? Jugez par vous-même, le voici « live » :

septembre 13, 2010 12:22 PM

Photolecture

Ce reportage de Télématin, qui fait la promotion de la photolecture, m'a amené beaucoup de visiteurs. Voici ce qu'une recherche sérieuse dit dans sa conclusion de la photolecture:

The claims made by PhotoReaders may seem believable to many because they are based on mystic, virtually magical assumptions. Most people, at some level, want to believe in magic – particularly when the potential gains are so substantial. Alas, based on the results of this study, there appear to be no benefits of using the PhotoReading Technique, and no sign of magic.

Ma traduction:

Les affirmations formulées par les PhotoLecteurs peuvent semblées crédibles à beaucoup parce qu’elles sont fondées sur des suppositions mystiques et pratiquement magiques. La plupart des gens, à un certain point, veulent croire à la magie, en particulier quand les gains potentiels sont si considérables. Hélas, basé sur les résultats de cette étude, il semble n’y avoir aucun avantage d’utiliser la technique de Photolecture et aucun signe de magie.

septembre 4, 2010 11:08 AM

La méthode Richaudeau et la lecture Éclair

Pour l'essentiel ces approches sont basées sur l'utilisation d'un tachistoscope.

J'ai déjà écrit deux articles sur cet instrument.
L'appareil
L'entraînement

Si vous désirez vous entraîner à la lecture rapide avec un tachistoscope, voici une adresse où vous pouvez vous en utiliser un gratuitement. Le seul hic, c'est qu'il est en anglais. Mais ce n'est pas très compliqué à faire fonctionner et vous pouvez y copier/coller vos propres textes. Beaucoup de plaisir: cliquez ici.

août 22, 2010 3:32 PM

Éliminer totalement la sous-vocalisation ?

(Suite des deux chroniques précédentes sur la sous-vocalisation)

Peut-on éliminer complètement toute forme de sous-vocalisation en lecture rapide ?

La réponse est simple : NON !

Pourquoi ?

C’est une question d’intégration cognitive. Notre cerveau ne peut pas intégrer les informations à la vitesse de perception de notre œil, qui est phénoménale.

Quand nous voyons un mot connu, nous le reconnaissons globalement. Pour cela, nous utilisons notre mémoire lexicale qui reconnaît la forme du mot, sans qu’il soit nécessaire de décoder le mot, c’est-à-dire de le lire syllabe par syllabe. Ce qui permet de reconnaître les mots rapidement. Et comme la vitesse de perception de notre œil est considérable, un mot exposé aussi rapidement qu’un cinq centième (1/500e) de seconde peut être reconnu. Si vous lisiez à cette vitesse, vous liriez 100 pages à la minute, cela vous prendrait 20 minutes pour lire Guerre et Paix, soit la même vitesse que Woody Allen*.

Avec un peu d’entraînement, les meilleurs peuvent reconnaître un mot présenté à cette vitesse grâce à leur mémoire de la forme du mot, la mémoire lexicale. Le mot reconnu est nommé permettant ainsi à la mémoire sémantique d'en reconnaître le sens. Mais si le mot est aussitôt suivi d’un autre mot à la même vitesse, les mémoires lexicales et sémantiques n’auront pas le temps de s’activer.

C’est pourquoi la limite de vitesse en lecture rapide est reliée à notre vitesse de reconnaissance des mots sémantiquement et non visuellement.

Au-delà d’une certaine vitesse, les liens sémantiques, c’est-à-dire la compréhension, ne se font pas. Les gens qui prétendent lire à des vitesses supérieures à 1000 m/m le font** au détriment de la rétention et de la compréhension, les études sérieuses le démontrent. Et leurs explications, voulant que l’inconscient ait la capacité de retenir l’information et de la redonner intuitivement, ou voulant que le cerveau ait la capacité de reconstruire en idée, en image et en émotions les phrases d’un texte, sont de la pseudoscience.

Prochaine chronique : Ceux qui disent que lire c’est comme regarder un arbre, on ne le regarde pas feuille par feuille, on regarde l’ensemble de l’arbre, et que nous devrions donc lire en regardant la page et non les mots et qu’avec le temps notre cerveau verra le contenu se déroulant en images, comme un film…

*« J’ai pris un cours de lecture rapide et j’ai pu lire “Guerre et Paix” en vingt minutes. Ça parle de la Russie. »
Woody Allen
** Pour la grande majorité, il y a des exceptions, dont la petite Alice, toutefois celle-ci m'a dit qu'elle sous-vocalisait.

décembre 8, 2009 11:33 PM

(Suite de la chronique précédente)

Comment se défaire de la sous-oralisation.

Pour éviter la sous-oralisation, c’est-à-dire lire silencieusement dans sa tête comme si on lisait à haute voix pour le bénéfice de quelqu’un d’autre, c’est très simple : il s’agit d’arrêter d’essayer de faire une belle lecture et de se mettre à lire le plus vite qu’on peut, en marmonnant.

En lecture rapide, on ne dit pas dans sa tête : Le sé-mi-nai-re de lec-tu-re –ra-pi-de Da-ni-el Ga-gnon. On dit : le Sé’inair de le’ur ra’id Da’iel Gaion. On marmonne dans sa tête, et il n’y a pas personne qui va vous dire : «ARTICULE QUAND TU LIS !» puisque c’est dans votre tête.

Dans mon cours, je fais une démonstration de lecture rapide en lisant à haute voix une petite comptine. Je commence par la lire normalement, puis je la lis une deuxième fois, le plus rapidement que je peux. En faisant cela, « j’avale » un certain nombre de consonnes. Finalement, on revient au sens phonétique de vocaliser, on change les consonnes en voyelles pour aller plus vite.

Lire rapidement, c'est comme se mettre à parler très rapidement, sans se préoccuper de l'articulation qui n'a pas d'importance puisque nous n'avons pas d'interlocuteur. Il faut lire tous les mots, mais en ne disant dans sa tête que quelques voyelles par mot. Donc, pour éviter la sous-oralisation, il faut… sous-vocaliser !

Prochaine chronique: Peut-on éliminer complètement toute forme de sous-vocalisation en lecture rapide ?

novembre 9, 2009 8:06 AM

Oraliser, vocaliser, subvocaliser, sous-oraliser, sous-vocaliser, ne pas sous-vocaliser ?

(Je réponds ici à une question pointue de terminologie et à la préoccupation qu’ont beaucoup de personnes d’éviter toute sous-vocalisation en lecture puisque c’est ce qu’on recommande de façon plutôt confuse dans certaines livres de lecture rapide.)

Si vous cherchez « vocaliser » ou « vocalisation » dans le dictionnaire, vous apprendrez qu’il s’agit de faire des vocalises, c’est-à-dire de ne chanter que des voyelles : ah aH AH HA Ha ha.

En phonétique, le mot « vocaliser » décrit le phénomène linguiste de transformation des consonnes en voyelles.

En pédagogie de l’enseignement de la lecture, le mot a un sens supplémentaire, il est parfois utiliser pour désigner la lecture à voix haute d’un texte, bien que « oraliser » soit le mot juste. Dans ma courte recherche, je n’ai trouvé qu’un dictionnaire en ligne qui donne au verbe « vocaliser » le sens de « rendre audible un texte écrit » et c’est utilisé pour décrire la nouvelle réalité des synthétiseurs vocaux.

Dans l’enseignement de la lecture le mot est utilisé davantage avec le préfixe sub, pour décrire la lecture à voix basse, en chuchotant. Lorsqu'il y a subvocalisation, les mots ne sont pas articuler, parfois un léger« hum » est émis ; dans ce cas, comme le définit la linguistique, le lecteur ne semble dire que les voyelles.

La subvocalisation est une étape importante de l’apprentissage de la lecture, elle survient habituellement lors de la deuxième année d’apprentissage et elle précède l'étape de la lecture silencieuse. La lecture avec mouvement des lèvres est de la subvocalisation.

En lecture rapide, j’utilise le terme de sous-oralisation pour décrire le phénomène des gens qui, lorsqu'ils lisent silencieusement, lisent comme s’il faisait une belle lecture à haute voix pour un auditeur imaginaire, c’est-à-dire en articulant avec soin chaque syllabe, en respectant les pauses et les intonations associées à la ponctuation.

La sous-oralisation est un gros obstacle à la lecture rapide. Si vous lisez de cette façon, vous ne pouvez lire qu’à la vitesse de la conversation, soit entre 150 et 200 mots/minute. C'est ordinairement vers la troisième ou la quatrième année, que les élèves dépassent cette étape en commençant à lire silencieusement plus vite qu'oralement. Si vous lisez de cette façon, vous êtes un lecteur bloqué au niveau de la troisième année.... Je ne veux pas vous crier des noms, mais les expressions utilisées pour décrire ce type de lecteurs sont « lecteurs débutants » ou « apprenti-lecteur ».

De plus, les gens qui lisent de cette façon y sont souvent très attachés. Il faut les comprendre, ils lisent de cette façon depuis très longtemps. Pour eux, il n’y a pas d’autre façon de lire.

J’ai même parfois des participants qui me disent que lorsqu’ils ne comprennent pas, ils choisissent de relire le texte à voix haute. C’est à mon avis la meilleure façon de ne pas comprendre. Personnellement lorsque je lis à haute voix, j’ai une très mauvaise compréhension : je suis tellement concentré sur la bonne articulation, sur le respect de la ponctuation que j’en oublie de porter attention au sens du texte. Si vous ne comprenez pas un texte, la recherche du sens par l’utilisation du contexte est une bien meilleure technique que la lecture à haute voix.

Prochaine chronique : Comment se défaire de la sous-oralisation.

novembre 3, 2009 11:40 AM

Plagiat !

Je n'endosse pas la photolecture. Je dénonce même cette méthode attrape-nigauds (j'ai été l'un des nigauds a avoir payé pour suivre cette méthode) dans plusieurs chroniques.

Mais voici qu'on plagie une de mes chroniques pour en faire la promotion sous un avatar appelé phosphénisme...

Si vous croyez à cette supercherie, il existe une étude sérieuse qui a complètement démoli les prétentions de cette méthode. Voir ma chronique sur le sujet: http://www.lecturerapide.info/2008/02/le_dernier_clou_dans_le_cercue.html

Voici l'article original: http://www.lecturerapide.info/2007/04/comment_lire_a_plus_de_25_000_1.html
Voici le plagiat (notez le commentaire de Karim) : http://www.phosphenisme.com/forum/viewtopic.php?p=8205&sid=eb259b19a25f75a037e2e29d0854fe1d

septembre 14, 2009 2:44 PM

Recommandez-vous un livre sur la lecture rapide ?

Je ne recommande AUCUN livre sur la lecture rapide, même s’il y en a certains qui sont corrects.

Pourquoi ? Parce qu’ils sont trop souvent verbeux et laborieux à lire.

Voici un exemple, il s’agit d’un livre accessible gratuitement sur Internet. On y trouve quand même des informations intéressantes, mais vous devrez débroussailler le tout, car le livre est rempli de truismes, de formules ampoulées, d’exercices futiles, d’explications fausses et d’analogies boiteuses. Par exemple, l’auteur recommande de lire avec le doigt, ce qui est une bonne recommandation, mais voici comment il l’explique :

L’explication est simple : le doigt, jumelé à l’œil, crée un effet de dédoublement qui incite le cerveau à multiplier ses performances, à progresser sans qu’il soit vraiment nécessaire de forcer le rythme.

Pensez à une barque. Avec un seul rameur, si puissant soit-il, elle avancera, peut-être même très vite. Ajoutez-en un deuxième : sa vitesse inéluctablement, doublera, ou peu s’en faut. (p. 27)

(Attention : je n’endosse pas du tout ce livre.)

http://www.scribd.com/doc/16994610/Methode-De-Super-Lecture

septembre 14, 2009 2:30 PM